SENEGAL-MONDE-CONFLIT-REACTION
Dakar, 8 avr (APS) – L’ambassadeur de la République islamique d’Iran au Sénégal, Hassan Asgari, a appelé la communauté internationale à s’appuyer sur les principes du droit international et de la diplomatie pour empêcher l’escalade de la crise au Moyen-Orient, dans la foulée de l’annonce d’un cessez-le-feu dans le conflit opposant son pays aux Etats-Unis et à Israël.
“Il incombe à la communauté internationale et aux acteurs régionaux de s’appuyer sur les principes du droit international et de la diplomatie pour empêcher l’escalade de la crise et renforcer les voies pacifiques de résolution des différends”, a-t-il souligné dans une déclaration parvenue à l’Agence de presse sénégalaise.
Dans le document rendu public quarante jours après l’assassinat d’Ali Khamenei, le guide suprême de la République islamique d’Iran, Hassan Asgari insiste sur le fait que la stabilité au Moyen-Orient est cruciale non seulement pour les pays de la région, mais également pour la sécurité et le bien-être du monde entier.
Grâce à une médiation entreprise par le Pakistan, les belligérants ont accepté d’observer un cessez-le-feu de deux semaines afin de permettre de résoudre la crise par des négociations.
Le conflit déclenché le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l’Iran a fait des centaines de victimes en Iran et en Israël, sans compter les dégâts constatés en Iran et dans les pays de la région abritant des installations militaires américaines.
Au cours des neuf derniers mois, les États-Unis et Israël ont mené à deux reprises une attaque armée et une agression militaire contre l’intégrité territoriale de la République islamique d’Iran, le 25 juin 2025 et le 28 février 2026 mené, en pleine négociation indirecte avec la médiation du Sultanat d’Oman, a rappelé le diplomate iranien.
“Ces actes engagent non seulement la responsabilité internationale des États agresseurs, mais également la responsabilité pénale internationale des individus. Les agresseurs et les initiateurs de la guerre doivent être tenus responsables et traduits en justice”, a-t-il dit.
Il a martelé que la République Islamique d’Iran, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies, a “exercé son droit de légitime défense face à cette agression manifeste et à cette attaque militaire, afin de protéger son indépendance, son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale”.
S’agissant de la fermeture du détroit d’Hormuz, l’ambassadeur iranien fait observer qu’en période de guerre, “les conditions de passage dans les détroits internationaux diffèrent”, ajoutant que “le pays victime d’une agression peut, dans le cadre de mesures de défense, imposer certaines restrictions”.
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