SÉNÉGAL -SANTE
Sédhiou, 13 mars (APS) – Le centre de dialyse de la région de Sédhiou (sud), a ouvert ses portes jeudi, pour une journée de dépistage et de sensibilisation sur la maladie rénale au cours de laquelle plus de cent patients ont été dépistés et sensibilisés sur la maladie, a constaté le correspondant de l’APS.
L’activité a été organisée à l’occasion de la Journée mondiale du rein tenue le 12 du mois de mars de chaque année. Cette journée vise à sensibiliser et de promouvoir surtout la santé rénale.
‘’Depuis ce matin, nous avons dépisté et sensibilisés plus de cent patients sur la maladie rénale, dans le but de faire connaitre la pathologie et d’encourager la population à faire le dépistage précoce’’ a déclaré Daouda Coly, médecin néphrologue au centre hospitalier Amadou Tidiane Ba de Sédhiou.
Dr Coly qui s’exprimait en marge de la journée porte ouverte du centre de dialyse de sedhiou, a dit que des recommandations ont été faites pour que les néphrologues puissent organiser des activités de sensibilisation et de promotion sur la santé rénale, avec l’appui du ministère de la Santé, à travers la direction de lutte contre les maladies non transmissibles et la société sénégalaise de néphrologie, dialyse et transplantation.
C’est dans ce contexte, a-t-il ajouté, que les spécialistes ont décidé d’organiser la journée porte ouverte au centre de dialyse de sédhiou, afin de permettre au communauté de venir visiter la structure et de bénéficier des dépistages gratuits. Ceux-ci comprennent la prise de pression artérielle, la consultation du taux de glycémie et des bannette urinaire.
‘’La situation globale de la maladie rénale à Sédhiou est presque la même au niveau national. Elle est assez importante. Chaque semaine, on reçoit de nouveaux patients qui arrivent à des stades avancés de la maladie. C’est dire que beaucoup de patients arrivent tard à l’hôpital, mais on les reçoit tous les jours avec des troubles de la fonction rénale’’, a souligné le néphrologue.

L’Etat du Sénégal a pris en charge les cûts de la dialyse, a-t-il dit, relevant que le problème concerne surtout les places d’hospitalisation dans les centres.
‘’Si le patient a la chance de se présenter à un stade précoce de la maladie, il y a une bonne prise en charge qui se fait au niveau des services. Malheureusement s’il arrive à un stade avancé de la maladie, il peut y avoir des difficultés pour la dialyse’’ a-t-il relevé.
Le néphrologue a notamment estimé que la maladie rénale est une ‘’ tueuse silencieuse et couteuse’’. Elle peut faire perdre la fonction rénale d’un patient jusqu’à 85% avant de commencer à développer des manifestations. Selon lui, cette maladie demande un dépistage précoce.

OB/ADC

