SENEGAL-COMMERCE-SOCIAL
Notto Gouye Diama (Tivaouane), 3 fév (APS) – Des vendeurs de légumes du marché central de Notto Gouye Diama, dans le département de Tivaouane (ouest) contestent la clef de répartition des compartiments d’un nouveau hangar construit et mis en service par la municipalité sur leur lieu de travail, ainsi que l’augmentation de la taxe municipale.
Les commerçants jusque-là installés sous des tentes ou dans cantines situées sur le site abritant le nouvel hangar estiment n’avoir pas été suffisamment pris en compte dans le processus d’affectation des nouveaux espaces de vente, selon Saliou Ndiaye, leur porte-parole.
Ils interpellent les autorités locales sur la répartition de l’espace de cette nouvelle infrastructure installée au marché central de Notto Gouye Diama, qui approvisionne plusieurs régions et certains pays de la sous-région en produits horticoles.
Ces commerçants appellent à une ”meilleure concertation pour parvenir à une solution concertée, garantissant la transparence dans l’attribution des emplacements”. Ils disent ne pas exclure de suspendre le paiement des taxes municipales ou d’alerter l’opinion publique, pour qu’une solution consensuelle soit trouvée à ce problème.
Une source proche de la gestion du marché a toutefois indiqué à l’APS que certains vendeurs contestataires disposent déjà d’un emplacement fonctionnel — comptoir ou cantine — à l’intérieur du marché central.
La municipalité affirme, pour sa part, vouloir garantir une répartition “équitable” des espaces disponibles, en tenant compte des commerçants ne disposant d’aucun emplacement formel.
Les protestataires réclament dans le même temps une révision de la taxe municipale mensuelle récemment passée de 3 000 à 6 000 francs CFA, dans un contexte économique jugé difficile.
Interrogé à ce sujet, le maire de la commune de Notto Gouye Diama, Maguette Mbaye, a rappelé que l’augmentation de la taxe municipale s’inscrit ”dans un cadre légal et réglementaire”.
”Un commerçant occupant un espace d’une superficie supérieure ou égale à 26 mètres carrés ne peut pas s’acquitter de la même taxe mensuelle qu’un ‘bana-bana’ (commerçant ambulant informel)”, a-t-il argumenté, évoquant un souci d”’équité fiscale” entre les différents acteurs du marché.
Il a également précisé que la décision émane d’une délibération du conseil municipal, en présence du représentant de l’État. “Elle ne relève pas d’une initiative personnelle du maire”, a-t-il ajouté.
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