Mame Coumba Diop annonce la poursuite de la réflexion sur la relance de la FILDAK
Mame Coumba Diop annonce la poursuite de la réflexion sur la relance de la FILDAK

SENEGAL-EDITION-PERSPECTIVES

Dakar, 19 oct (APS) – La réflexion sur la relance de la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK) va se poursuivre à l’issue de l’édition 2026 (15-19 octobre), en vue de consolider l’organisation de cette manifestation, a annoncé la ministre de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine Historique, Mame Coumba Diop.

“Une édition s’achève, mais ce qui a été commencé ne s’arrête pas”, a-t-elle déclaré dimanche lors de la cérémonie officielle de clôture de la 18e édition de la FILDAK, qui ferme ses portes ce lundi, après cinq jours d’activités.

“Le travail de relance de la FILDAK se poursuit pour consolider son organisation, élargir sa dimension internationale renforcer la place de nos langues, de nos bibliothèques et de nos éditeurs, et faire de Dakar, à chaque rendez-vous, le lieu où se retrouve la grande famille du livre africain”, a-t-elle promis.

L’ambition de l’Etat, renseigne-t-elle, est de faire de la FILDAK “un lieu de travail et de décision” où l’on parle de politique du livre, de langues nationales, de numérique, de formation, de circulation des ouvrages et de coopération entre pays africains.

“Ce que nous avons voulu, c’est une FILDAK […] où l’on repart avec des contacts, des projets, des engagements”, a dit Mame Coumba Diop, assurant que les recommandations issues des travaux scientifiques de l’édition 2026 feront l’objet d’un suivi rigoureux.

La délégation égyptienne, pays invité d’honneur de cette 18e FILDAK, a exprimé son honneur et sa joie d’avoir participé à cette foire.

“Nous avons vécu trois jours intenses d’échanges dans tous les domaines de la culture”, a indiqué le vice-ministre égyptien de la Culture, Omar Selim, énumérant différentes activités auxquelles sa délégation a pris part.

Il a cité la conférence publique organisée dans les locaux du groupe Supdeco Dakar, vendredi, sur le thème “L’économie créative : la culture voie vers le développement”. Les étudiants étaient très réceptifs aux messages transmis lors de cette conférence publique, selon lui.

La délégation conduite par le vice-ministre égyptien de la Culture a aussi eu l’occasion de présenter le patrimoine culturel populaire égyptien et partagé avec le public sur les similitudes culturelles entre les deux pays.

Pour Omar Selim, il était aussi question de voir comment le Sénégal et l’Egypte peuvent faire pour inscrire ensemble des éléments de leur patrimoine immatériel à l’UNESCO.

“C’est un point important pour nous pays africains, pour que notre patrimoine ne soit pas inscrit par d’autres pays qui n’ont pas vraiment les mêmes contacts”, a-t-il fait valoir, estimant qu’il est possible de coopérer pour enregistrer les éléments en commun à l’Unesco et échanger des expériences.

Selon le vice-ministre égyptien de la Culture, les officiels des deux pays ont également eu des échanges sur le modèle de travail dans le secteur du livre et l’industrie de la publication en Egypte.

Il propose d’améliorer ensemble le travail dans ce domaine et d’élargir ensemble les publications de livres, notamment les livres pour enfants, les livres audio et même pour les non-voyants.

“Un travail intéressant” a été déjà fait à ce sujet par la délégation égyptienne et des poètes sénégalais, selon M. Selim.

FKS/HB/BK