L’utilisation du cyanure et du mercure dans l’orpaillage pollue la nature, selon un responsable d’ONG
L’utilisation du cyanure et du mercure dans l’orpaillage pollue la nature, selon un responsable d’ONG

SENEGAL-ENVIRONNEMENT

Bakel, 3 juil (APS) – Certaines substances utilisées dans l’orpaillage, dont le mercure et le cyanure, peuvent dangereusement contaminer l’environnement et engendrer des désastres sanitaires, a signalé, vendredi, le responsable à Kédougou (sud-est) de l’organisation non gouvernementale (ONG) La Lumière, Alioune Bakhoum.

‘’L’utilisation de certains produits, dont le cyanure et le mercure, est un grand danger. Le mercure ne disparaît pas. Plus de cent ans après son usage, il peut encore contaminer les eaux. Au contact de l’eau de mer, il peut contaminer les poissons’’, a alerté M. Bakhoum.

Il intervenait à un atelier de sensibilisation sur les conséquences de la pollution de la Falémé, un affluent du fleuve Sénégal, à l’initiative du REZO, le Renforcement de la résilience des zones frontalières.

Des autorités administratives, des orpailleurs et des responsables de services de l’État participaient à cette rencontre, sous la présidence de Ngor Pouye, un adjoint du préfet de Bakel.

‘’Quatre tonnes de mercure se sont évaporées dans les sites d’orpaillage du Sénégal, ce qui constitue un grand danger […] On utilise aussi le cyanure, qui est un produit hautement toxique, mais dont l’usage peut être encadré’’, a ajouté Alioune Bakhoum.

L’utilisation du cyanure et du mercure dans l’orpaillage pollue la nature, selon un responsable d’ONG

Selon lui, il existe des moyens de traitement de l’or qui ne font pas appel aux produits toxiques.

M. Bakhoum rappelle que l’État du Sénégal adhère à la Convention de Minamata sur le mercure, dont le but est de protéger la santé humaine et l’environnement des effets néfastes de cet élément chimique.

Le président de la République interdit depuis 2024 l’exercice d’activités minières, dont l’orpaillage, sur un rayon de 500 mètres autour de la rive gauche de la Falémé, une mesure que salue le responsable de l’ONG La Lumière à Kédougou.

‘’Les activités se poursuivent sur la rive droite de la Falémé. Nous allons bientôt trouver des solutions, car un programme de l’ONG La Lumière est mis en œuvre au Mali et en Guinée’’, a assuré Alioune Bakhoum, ajoutant : ‘’Nous allons parler à tous le même langage pour inciter les autorités à prendre des mesures de nature à mettre fin à la pollution de la Falémé par les activités d’orpaillage.’’

AND/ABD/FKS/ESF