SENEGAL-SPORTS-PLAIDOYER
Louga, 12 mars (APS) – Le directeur technique de la ligue régionale de karaté de Louga, Ibrahima Konaté, a appelé, jeudi, les autorités à accorder davantage de soutien aux arts martiaux, qu’il considère comme “les parents pauvres” du sport au Sénégal, malgré les résultats obtenus par de nombreux jeunes athlètes des disciplines concernées.
“Les sports de combat sont des disciplines qui manquent souvent de moyens au Sénégal, alors qu’ils jouent un rôle important dans l’encadrement de la jeunesse et la formation de citoyens capables de contribuer au développement du pays”, a-t-il déclaré.
Ibrahima Konaté s’exprimait à l’occasion d’un séminaire destiné aux entraîneurs et encadreurs des clubs d’arts martiaux de la région de Louga.
Une rencontre qui a réuni plusieurs clubs d’arts martiaux de la région, sur des thématiques liées au coaching et à la planification de l’entraînement, dans le but de renforcer les capacités des entraîneurs.

Il a expliqué avoir pris l’initiative d’organiser cette rencontre après avoir constaté un retard dans l’intégration des connaissances scientifiques dans la pratique sportive.
“Dans les arts martiaux, il existe beaucoup de connaissances empiriques, mais il est aussi nécessaire d’intégrer davantage les connaissances scientifiques pour améliorer les performances”, a-t-il souligné.
Il dit vouloir contribuer, de cette manière, à la formation des encadreurs et à la préparation de la relève dans les différentes disciplines de combat.
“La région de Louga compte plusieurs disciplines d’arts martiaux engagées dans les compétitions, notamment le taekwondo, la boxe, le kung-fu et le karaté, avec des athlètes qui se distinguent régulièrement sur la scène nationale et internationale”, a-t-il fait valoir.
M. Konaté, lui-même originaire de Louga, a cité l’exemple d’un jeune taekwondoïste de la région récemment médaillé d’or aux Jeux africains de la jeunesse, ainsi que d’autres athlètes distingués en boxe, en karaté et en kung-fu.
“Cela montre que Louga n’est pas en retard en matière de performances sportives. Malgré le manque de moyens, les jeunes continuent de se battre et d’obtenir des résultats”, a-t-il insisté.

DS/HB

