SENEGAL-INFRASTRUCTURES
Dakar, 9 avr (APS) – Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est confronté au non-paiement d’une dette d’environ 300 milliards de francs CFA à la charge de l’État, a indiqué, jeudi, à Dakar, le président du Syndicat professionnel des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics du Sénégal (SPEBTPS), Oumar Ndir.
‘’Malheureusement, nous avons une dette d’environ 300 milliards de francs CFA. Des efforts sont faits de temps à autre pour la payer’’, a-t-il dit lors d’une ‘’table ronde’’ sur ‘’le dialogue stratégique public-privé autour des enjeux du secteur du bâtiment et des travaux publics’’.
Oumar Ndir reconnaît que l’État fait des efforts pour payer cette dette.
‘’Il y a un fait qui est constant : les retards de paiement’’, a toutefois signalé M. Ndir, estimant qu’‘’une entreprise qui n’est pas payée est une entreprise fragilisée’’.
La dette est un obstacle à la création d’emplois par les entreprises du BTP, à leur ‘’survie’’ et à la compétitivité de l’économie, selon le président du SPEBTPS.
‘’Soixante-dix pour cent des montants à payer pour les chantiers entamés ont été payés. Cela veut dire que l’État n’est pas un mauvais payeur’’, a soutenu le ministre des Infrastructures, Déthié Fall.
L’État, au-delà des efforts fournis pour le paiement de la dette des entreprises du BTP, fait de son mieux pour soutenir ce secteur, a-t-il dit en intervenant à la ‘’table ronde’’.
‘’Concernant la dette que vous avez évoquée, des pas importants ont été franchis. D’autres vont suivre […] Le secteur privé est un partenaire de l’État. Si l’État ne le soutient pas, il ne pourra pas atteindre ses objectifs en matière de construction d’infrastructures’’, a affirmé Déthié Fall.
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