Les difficultés financières du Sénégal ne sont pas un motif valable pour les investisseurs de délaisser le pays (ambassadrice) 
Les difficultés financières du Sénégal ne sont pas un motif valable pour les investisseurs de délaisser le pays (ambassadrice) 

SENEGAL-ROYAUMEUNI-INVESTISSEMENTS

Dakar, 27 avr (APS) – Les difficultés financières du Sénégal ne sont pas un motif valable pour les investisseurs de délaisser le pays, a argué l’ambassadrice du Royaume-Uni à Dakar, Carine Robarts, lundi, dans la capitale sénégalaise.

Mme Robarts intervenait à une table ronde de la Chambre de commerce britannique au Sénégal (CCBS). La CCBS, qui réunit une cinquantaine de chefs d’entreprise, a entamé ses activités ce lundi.

Pour le lancement de ses activités, elle a organisé, avec la collaboration de l’ambassade du Royaume-Uni à Dakar, une table ronde sur ‘’le nouveau Code des investissements’’ au Sénégal comme ‘’levier d’accélération des investissements britanniques’’.

‘’On me signale souvent que le Sénégal traverse une période de contraintes financières’’, a-t-elle affirmé, soutenant que les difficultés auxquelles le pays est confronté, avec un endettement d’environ 130 % de son produit intérieur brut par exemple, ne devraient pas décourager les investisseurs.

‘’Cette situation n’exclut pas l’existence d’opportunités d’investissement réelles’’, a argué l’ambassadrice du Royaume-Uni au Sénégal, estimant que ‘’des projets concrets et viables’’ peuvent être mis en œuvre dans le pays.

Elle estime que le Sénégal et ses partenaires économiques et financiers doivent ‘’poser les bases d’un dialogue constructif’’.

‘’Le Sénégal démontre, par ses réformes ambitieuses, sa volonté de devenir une destination incontournable pour les investisseurs internationaux. Son nouveau Code des investissements traduit cette ambition’’, a dit Carine Robarts.

‘’Le Sénégal est prêt à accélérer sa transformation économique’’

Elle salue ‘’la simplification des procédures administratives et le renforcement de la sécurité juridique’’, qui sont garanties par le Code des investissements du Sénégal, lequel a été modifié en 2025.

Ce document est ‘’un levier stratégique servant à faciliter davantage les investissements’’, y compris ceux des entrepreneurs britanniques, ‘’dans un contexte marqué par des contraintes liées aux finances publiques’’, a ajouté Mme Robarts.

‘’Le signal donné par le gouvernement est fort, y compris à l’égard des entreprises étrangères’’, a-t-elle dit en faisant allusion à la modification du Code des investissements par les autorités sénégalaises en 2025.

‘’Le Sénégal est prêt à accélérer sa transformation économique, avec des partenaires de confiance’’, a assuré Mme Robarts.

Cinquante entreprises membres de la CCBS, dont les activités ont démarré ce lundi, ont un portefeuille d’investissements de 5 milliards de dollars américains, environ 2 800 milliards de francs CFA, a déclaré, vendredi dernier, l’ambassadrice du Royaume-Uni au Sénégal.

Ces entreprises s’activent dans plusieurs secteurs, dont l’énergie, les télécommunications, l’agriculture, l’éducation et les services.

Mme Robarts a dévoilé le montant global de leurs investissements au Sénégal, lors d’une rencontre avec la presse économique sénégalaise, à l’ambassade du Royaume-Uni.

Le volume du commerce entre le Royaume-Uni et le Sénégal est maintenant de 700 milliards de francs CFA, a-t-elle indiqué, soulignant qu’il est quatre fois plus important que son montant en 2020.

‘’Avec cette chambre (la CCBS), nous avons tous les atouts en main pour écrire une nouvelle page de notre partenariat. Cette table ronde n’est que le premier chapitre de succès partagés’’, a ajouté Mme Robarts.

TAB/ESF/MTN