SENEGAL-SOCIETE-ECONOMIE
Thiès, 15 oct (APS) – L’économie sociale et solidaire (ESS) est une ‘’réponse porteuse d’opportunités’’ dans des territoires confrontés à des défis de réinsertion économique professionnelle des femmes et des jeunes, a déclaré l’adjoint du gouverneur de Thiès, chargé du développement, Ababcar Sadikh Niang.
Pour lui, l’avantage de l’économie sociale solidaire réside dans sa capacité à lier le développement d’activités économiques viables à la poursuite d’objectifs de solidarité, d’inclusion, de création d’emplois et de développement des territoires.
Il présidait, mercredi, l’ouverture de la deuxième édition du Forum communautaire de plaidoyer et de promotion de l’économie sociale et solidaire.
Inscrit dans le Projet de structuration, de renforcement et de mise en réseau des organisations de la société civile (PREMISO), le deuxième forum de plaidoyer sur l’Économie sociale et solidaire était axé sur le thème ‘’Du dialogue à l’action’’.
‘’L’économie sociale solidaire constitue une réponse porteuse d’opportunités. Elle nous invite à penser autrement la création de richesses”, a souligné l’adjoint au gouverneur de Thiès, ajoutant qu’elle englobe les entreprises, coopératives, associations, mutuelles, fondations ou entreprises sociales qui cherchent à concilier activité économique et utilité sociale ou environnementale
M. Niang s’est réjoui de ce que ‘’dans nos communes et nos départements, de nombreux jeunes et de nombreuses femmes portent déjà cette dynamique à travers des associations, des GIE, des coopératives, des entreprises sociales et différentes initiatives économiques locales’’.
‘’Notre responsabilité est de créer les conditions permettant à ces initiatives de franchir un cap’’, a-t-il poursuivi.

Cela implique de travailler à leur structuration, à leur accès à la formation, au financement, aux marchés, à l’accompagnement technique, mais également mais aussi de renforcer leur capacité à développer des partenariats et à participer davantage aux dynamiques de développement territorial, a-t-il fait valoir.
Les jeunes, les femmes et les organisations de la société civile ont exprimé leurs préoccupations, identifié les obstacles auxquels ils sont confrontés et formulé des propositions, lors du précédent forum, lequel a permis de dégager des mesures de plaidoyer à partir des réalités vécues dans les territoires, a-t-il rapporté.
Ce deuxième forum était l’occasion d’examiner ces propositions avec les institutions compétentes, de clarifier les responsabilités et, si possible, de traduire le dialogue en ‘’engagements précis, réalistes et suivis dans le temps’’.
Il a salué l’ouverture, à cette occasion, d’un ‘’village ESS’’, pour permettre aux organisations et entreprises de présenter leurs produits, leurs services, leurs impacts, mais aussi leurs besoins de partenariat et de financement.
Plus qu’une exposition, cet espace était conçu comme un ‘’véritable lieu de rencontre entre l’offre d’accompagnement et les besoins des acteurs de terrain’’.
Il devait permettre, a dit le responsable, de ‘’restituer les engagements issus du processus de plaidoyer, mais également de mettre directement en relation les porteurs d’initiatives avec les institutions, les structures d’accompagnement et de financement ainsi qu’avec les acteurs économiques’’.
‘’Le processus PREMISO a précisément cette ambition : renforcer la capacité des organisations de jeunesse à se structurer, à se mettre en réseau et à dialoguer avec les acteurs institutionnels’’, a dit Ababacar Sadikh Niang.
Poursuivre la dynamique après le projet
Il n’a pas manqué d’insister sur l’importance d’agir collectivement pour poursuivre la dynamique enclenchée au-delà du projet.
Le coordonnateur du PREMISO, Babacar Coly a indiqué que l’État a mis en place ‘’beaucoup de dispositifs d’accompagnement’’, dont la Délégation à l’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes (DER/FJ), le Fonds de garantie des investissements orioritaires (FONGIP), entre autres structures et projets.
Cependant, ‘’les jeunes ne sont pas informés’’ de leur existence, ni des modalités pour y accéder.
L’objectif principal de cette rencontre, a-t-il indiqué, était de ‘’concrétiser des pistes de solution’’ face à cette situation.

‘’Le défi majeur, c’était l’accès à l’information’’, a-t-il souligné, précisant que c’est justement pour cette raison que l’une des propositions avait porté sur les modes de vulgarisation de ces dispositifs par certains canaux.
Il a été aussi agité l’idée de guichets uniques, permettant de regrouper toutes les opportunités, pour que les jeunes n’aient pas à se déplacer tout le temps vers une structure pour avoir les informations.
‘’L’économie sociale et solidaire est un secteur qui pourrait résorber un gap important [dans] le chômage des jeunes’’, a affirmé Babacar Coly, ajoutant que c’est tout le sens de l’accompagnement apporté aux jeunes qui ont initié des activités génératrices de revenus.
BT/ADI/HB/AKS

