SENEGAL-AFRIQUE-EDITION
Dakar, 15 oct (APS) – Le choix de faire de l’Egypte le pays invité d’honneur de la 18e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK), dont l’ouverture sera présidée ce jeudi par le chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye, a été motivé par des considérations liées au potentiel culturel de ce pays, a indiqué le directeur du Livre et de la Promotion de la lecture, Ibrahima Lo.
Le prestige culturel de l’Egypte tient dans une grande mesure au poids et à la grandeur de sa civilisation millénaire, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS.
Le choix de faire de l’Egypte l’invité d’honneur de la FILDAK 2026 est aussi une manière de renvoyer l’ascenseur à ce pays, après l’invitation d’honneur dont avait bénéficié le Sénégal lors de la Foire du livre du Caire, en 2021.
“L’Égypte, c’est un très grand pays sur le continent africain, grand par l’antériorité de sa civilisation. L’Egypte, c’est aussi la puissance de sa culture, ses inventions, dans tous les domaines, particulièrement dans la littérature par exemple. Les auteurs égyptiens sont connus. Ils sont également très friands de nos auteurs”, explique le directeur du Livre et de la Promotion de la lecture.
Il rappelle qu’une forte délégation du Sénégal, composée par “de grosses pointures” de la littérature sénégalaise, avait séjourné pendant six jours en Egypte, en 2021, pour les besoins de la Foire du livre du Caire.
Depuis ce séjour, “nos amis égyptiens ont souhaité venir au Sénégal. Finalement, cela a été confirmé l’année dernière, en 2025. Le choix du comité scientifique de la FILDAK a été donc validé par le ministère, et l’Égypte a été désigné comme pays à l’honneur”, a indiqué M. Lo.
Une raison ayant motivé le choix porté sur l’Egypte concerne la qualité de la relation entre les Etats. “L’Egypte, vous le savez, a été le premier pays à avoir félicité le Sénégal à son accession à l’indépendance. Ça, ce n’est pas un détail”, a souligné Ibrahima Lo.
Selon lui, après que le choix porté sur l’Egypte a été arrêté, le ministre de la Culture a reçu l’ambassadeur de ce pays pour s’accorder avec lui “sur le principe et dégager les éléments de contenu” de la participation égyptienne.
Le directeur du Livre et de la Promotion de la lecture s’est par la suite rendu en août dernier en mission au Caire pour faire le point avec la partie égyptienne.
Parlant des retombées de cette collaboration, le directeur du Livre et de la Promotion de la lecture a fait état d’un protocole de coopération en cours de négociation entre les deux parties.
“Mais déjà, annonce-t-il, on va vers des coéditions et vers des traductions d’ouvrages majeurs de la littérature sénégalaise en arabe avec une édition en Egypte”.
Il est aussi prévu, dans le sens inverse, de traduire en langues nationales du Sénégal des “ouvrages intéressants” de la littérature égyptienne.
‘’C’est ce qui intéresse les Egyptiens. Pas uniquement des traductions en français, mais ils veulent aussi des traductions en langues nationales”, insiste-t-il.
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