Le ministère de l’Education nationale affiche un taux d’engagement de 32, 77% au premier trimestre de l’année
Le ministère de l’Education nationale affiche un taux d’engagement de 32, 77% au premier trimestre de l’année

SENEGAL-BUDGET-EVALUATION

Dakar, 24 avr (APS) – Le ministre de l’Education nationale, Moustapha Guirassy, a annoncé, vendredi, que son département affiche un taux d’engagement de 32,77% et un taux d’ordonnancement de 15,20% sur un volume de plus de 131 milliards de francs CFA de crédits après trois mois d’exécution.

”Au 31 mars 2026, le ministère de l’Education nationale affiche un taux d’engagement de 32,77% et un taux d’ordonnancement de 15,20% sur un volume de plus de 131 milliards de francs CFA de crédits’’, a-t-il dit lors de son audition par les députés de la Commission permanente de l’Education, de la jeunesse, des sports et des loisirs et des affaires économiques sur le bilan à mi-parcours de son département.

Cet exercice initié par l’Assemblée nationale s’inscrit dans le cadre de sa mission de contrôle de l’action du gouvernement.

Selon le ministre, ”ces résultats traduisent une mise en mouvement réel mais ils appellent à une exigence plus forte, celle de transformer chaque ressource en impact concret pour les élèves”.

Il a rappelé les engagements pris par le ministère pour la refonte du système éducatif qui s’est traduit par la formation de ”105 enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle” pour les alléger et leur permettre d’enseigner mieux.

Il a également évoqué la suppression de l’entrée en sixième et la résorption des abris provisoires.

Pour M. Guirassy, ”le premier trimestre confirme une dynamique engagée mais encore inégale”.

”Nous avons engagé le mouvement, nous devons désormais en accélérer le rythme, c’est le sens de la transformation du pilotage. Nous avons engagé plus de visibilité et plus de responsabilité et encore plus d’impact”, a t-il dit.

Le ministère de l’Education nationale affiche un taux d’engagement de 32, 77% au premier trimestre de l'année

A sa suite, le président de la Commission, El Hadji Guèye, a donné lecture du rapport d’analyse sur la base des documents envoyés à la direction du Service de planification de contrôle et d’évaluation des politiques publique.

M. Guèye a par ailleurs précisé que le bilan des principales réalisations du ministère de l’Education nationale, dont une partie importante des indicateurs, ne sera renseignée qu’en fin d’année.

”L’absence d’information à cette étape ne doit pas être lue comme une absence de résultats mais comme une limité normale de temporalité dans la mesure de certains résultats éducatifs”, a-t-il expliqué.

A l’en croire, le rapport infra-annuel fait apparaitre pour l’ensemble du département, un taux d’exécution de 32,77% en autorisation d’engagement (AE) et de 15, 20% en crédit de paiement.(CP)

”Cette situation traduit moins une absence de dynamisme qu’une entrée en exécution marquée par les délais de mise en place de crédits budgétaires, de validation des plans de travail et de passation des marchés”, a indiqué le député.

Après trois mois d’exécution, les crédits ouverts du ministère s’établissent à plus de 136 milliards de francs CFA en autorisation d’engagement plus de 131 milliards de francs CFA en crédits de paiement et comptent respectivement 136 milliards en AE et 130 milliards en CP dans le cadre de la LFI 2026, renseigne-t-il.

L’audition du ministère par la Commission fait apparaitre, en trois mois d’exécution, une dynamique globalement positive mais contrastée selon les programmes.

”La commission porte donc à cette étape de l’exécution une appréciation nuancée. Le ministère présente des avancées réelles et une bonne dynamique d’engagement mais la pleine lisibilité des résultats notamment pédagogiques exige une consolidation des données au cours des prochains mois d’exercice”, a conclu El Hadji Guèye.

FD/OID/MTN