SENEGAL–NAVIGATION–SECURITE
Saint-Louis, 25 mars (APS) –Le directeur général de l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), Bécaye Diop a souligné, mercredi, la nécessité de faire des études concluantes pour stabiliser la brèche de Saint-Louis (nord).
‘’On sait tous que la brèche de Saint-Louis fait l’objet de beaucoup d’études mais elles n’ont pas encore abouti à grand-chose. Il faut faire des études concluantes qui peuvent nous mener à stabiliser cette brèche afin qu’il n’y ait plus de victimes’’, a déclaré le directeur de l’ANAM.
M. Diop s’entretenait avec des journalistes en marge d’un atelier d’information, de sensibilisation et de mobilisation des parties prenantes autour des défis et enjeux de la brèche.
Cet atelier ouvert mercredi à l’initiative de l’Agence nationale des Affaires maritimes sera clôturé jeudi.
En marge de cette rencontre, un protocole d’accord a été signé entre l’ANAM, l’Agence de développement municipal (ADM), la Société de gestion et d’exploitation de la navigation (SOGENAV) et le Bureau opérationnel de coordination et de suivi (BOCS).
De l’avis du directeur général de l’ANAM, ce protocole d’accord vise à mettre en place des études pour la construction d’un port de pêche, la construction d’un centre de formation des métiers de la mer et surtout des études sur la faisabilité de la stabilisation de la brèche.
Venu prendre part à cet atelier, le maire de la ville de Saint-Louis, Mansour Faye a évoqué l’urgence de redonner à la brèche de Saint-Louis une trajectoire de sécurité et de durabilité.
Directeur général de l’Agence de développement municipal, Dr Mamouth Diop a réaffirmé l’engagement de la structure qu’il dirige à accompagner la mise en œuvre de ce projet intégré.
L’adjoint au gouverneur de la région de Saint-Louis chargé des Affaires administratives, Sidy Guissé Diongue, le préfet du département, Abou Sow, le maire de la commune de Gandon, Alpha Mamadou Diop, entre autres, personnalités ont pris part à l’ouverture de cet atelier.
La brèche de Saint-Louis, ouverte en 2003 à travers la Langue de Barbarie pour prévenir une inondation majeure de la ville, s’est progressivement transformée en une ouverture incontrôlée de plusieurs kilomètres de largeur, indique un document dont copie est transmise à l’APS.
Les missions des experts néerlandais en 2014 et 2015 ont établi que cette évolution a provoqué une érosion côtière sévère, une intrusion saline profonde, entrainant la destruction de villages entiers tels que Doun Baba Dièye et Pilote-Barre, ainsi qu’une dégradation significative des écosystèmes et des terres agricoles, renseigne la même source.

CGD/AMD/ADL/MTN

