SENEGAL-ECONOMIE
Dakar, 26 mars (APS) – La transparence de la gestion des finances publiques n’est pas une option pour le Sénégal mais une exigence, a rappelé, jeudi, à Dakar, Mor Diouf, un conseiller technique du ministre des Finances et du Budget.
‘’La transparence de la gestion des finances publiques est une exigence, ce n’est pas une option. Elle découle à la fois des engagements communautaires et des impératifs démocratiques’’, a dit M. Diouf à l’ouverture d’un dialogue national de deux jours sur la redevabilité et le contrôle des finances publiques, à l’initiative de CICODEV Afrique, l’Institut panafricain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement.
Le Sénégal, comme tous les autres États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), est tenu de se conformer aux directives de cette organisation d’intégration régionale en matière de transparence et de redevabilité, a rappelé Mor Diouf, également secrétaire exécutif du Projet de coordination des réformes budgétaires et financières du ministère des Finances et du Budget.
‘’Ces directives ont été internalisées dans notre droit depuis 2012. L’enjeu d’aujourd’hui, c’est leur application effective’’, a-t-il souligné.

Mor Diouf, conseiller technique du ministre des Finances et du Budget
M. Diouf est d’avis que les autorités sénégalaises ont fait beaucoup d’efforts en matière de transparence en publiant, via Internet, des rapports d’évaluation des finances publiques.
D’après lui, il reste toutefois des efforts à fournir pour bien faire comprendre le contenu des rapports au public. ‘’Le document budgétaire reste technique par nature, mais il faut le rendre compréhensible pour le citoyen’’, a-t-il expliqué.
L’essentiel, selon le conseiller technique du ministre des Finances et du Budget, c’est que les populations sachent comment les ressources publiques sont utilisées.
Au Sénégal, a signalé Mor Diouf, l’Inspection générale d’État, l’Inspection générale des finances et la Cour des comptes, qui sont les principales administrations de contrôle des finances publiques, collaborent étroitement les unes avec les autres pour éviter les chevauchements. ‘’Les programmes de contrôle sont coordonnés pour réduire les redondances et garantir une utilisation efficace des ressources’’, a-t-il dit.

Le dialogue national de deux jours sur la redevabilité et le contrôle des finances publiques est une opportunité pour ‘’lever certaines incompréhensions, renforcer la concertation et améliorer la gouvernance des finances publiques au Sénégal’’, selon M. Diouf.
Les défis de la redevabilité et du contrôle ne sont pas propres au Sénégal, ils concernant tous les pays africains, a rappelé le responsable de la gouvernance économique et sociale de la Fondation africaine pour le renforcement des capacités (ACBF), Rodolphe Bancé.
Intervenant au dialogue au nom de l’ACBF, M. Bancé a salué les réformes menées par le Sénégal en matière de digitalisation et de transparence budgétaire.
La Fondation africaine pour le renforcement des capacités, dont le siège se trouve à Harare, la capitale du Zimbabwe, assure le Sénégal de son soutien dans ce domaine.
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