La grève des transporteurs largement suivie à Dagana et Podor 
La grève des transporteurs largement suivie à Dagana et Podor 

SENEGAL-TRANSPORTS-HUMEUR

Dagana, 1-er avr mars (APS) – Le mouvement de grève des transporteurs, démarré lundi sur l’ensemble du territoire national a été largement suivi dans les départements de Dagana et Podor, où la mobilité des populations a été fortement perturbée, a constaté l’APS.

À Richard-Toll, la gare routière que nous avons visitée mardi et qui était habituellement très animée, présentait un visage inhabituel.

‘’Comme à Richard-Toll, à Dagana également, nous avons tous observé le mot d’ordre. C’est également le cas dans les autres localités du département’’, a déclaré le président de la gare routière de Richard-Toll, Amadou Sarr, qui a exprimé son désarroi face à la situation, tout en dénonçant l’absence de dialogue entre les autorités et les syndicats du secteur.

“Nous avions placé beaucoup d’espoir en ce régime, mais aujourd’hui nos attentes sont déçues. Les syndicats avaient déposé un préavis de grève, mais le ministère de tutelle n’a pas engagé de discussion’’, a-t-il indiqué.

Tout en reconnaissant l’impact économique du mouvement sur les transporteurs, M. Sarr estime que les conséquences sont encore plus lourdes pour les populations, notamment dans les zones enclavées. En l’absence de nombreux véhicules de transport, les bus de la société publique Dakar Dem Dikk, communément appelés “Yah ngarta”, sont devenus les principaux moyens de déplacement.

À Richard-Toll comme à Ndioum, ils ont été pris d’assaut, entraînant des bousculades et contraignant certains passagers à voyager debout sur de longues distances.

Yagouba Diallo, originaire du village de Boyinadji dans le département de Matam, en a fait l’expérience. ”J’ai quitté Saint-Louis lundi et passé la nuit à Richard-Toll. Ce mardi matin, j’ai pris le bus de 7 heures, qui était presque plein. Pour éviter de passer une autre nuit ici, j’ai voyagé debout jusqu’à Ndioum’’, a-t-il détaillé.

Arrivé à Ndioum, où la gare routière était peu fréquentée, contrastant avec l’affluence observée autour des rares moyens de transport disponibles, il devait encore patienter plusieurs heures avant de pouvoir poursuivre son trajet vers Ourossogui à 11 heures.

Dans ce contexte, les motos Jakarta et les tricycles assurent l’essentiel des déplacements vers les localités environnantes, souvent dans des conditions précaires.

OG/AT/ADC