La fin de la grève dans les transports routiers en exergue
La fin de la grève dans les transports routiers en exergue

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 11 avr (APS) – La livraison du week-end des quotidiens traite principalement de la fin de la grève dans le secteur des transports routiers, un dénouement heureux pour les usagers, obtenu grâce à l’intervention du chef de l’Etat.

“A la suite de l’intervention du président de la République”, Bassirou Diomaye Faye, “la Fédération des syndicats des transports routiers a annoncé, hier, vendredi 10 avril 2026, la levée de son mot d’ordre de grève observé depuis une dizaine de jours.

Le mot d’ordre de grève, observé depuis le 30 mars dernier, a ainsi été levé après “dix jours de paralysie”, ajoute Le Soleil, précisant que “4 points d’accord sur 10 ont été trouvés”, concernant les revendications des grévistes.

Libération signalant qu’un des points d’accord concerne la mesure suspendant les transports de nuit entre les villes, désormais levée. “Il aura fallu l’implication directe du président de la République pour décanter la situation”, souligne la même publication.

“Diomaye désamorce la grève”, titre à ce sujet le quotidien L’info, selon lequel la fin de la grève marque le début d’un “retour progressif à la normale” dans le secteur du transport routier.

Selon L’As, les grévistes ont trouvé avec le gouvernement “un consensus sur quatre points sur les dix […]”, représentant la plateforme revendicative des syndicats routiers, dont les tracasseries routière, l’interdiction de circulation des véhicules de 00h à 05h du matin, “la concurrence déloyale”, la sécurité sociale des travailleurs du secteur.

Si l’on en croit Walfquotidien, le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, “a pesé de tout son poids pour désamorcer la crise dans les transports routiers. Il a poussé les ministres [concernés] à s’accorder avec la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (FSTRS)”, à l’origine de cette grève.

S’agissant de l’actualité politique, L’Observateur s’intéresse à la proposition de loi modifiant le code électoral, précisant que le nouveau texte “propose que l’inéligibilité devienne désormais une peine, complémentaire prononcée par le juge, et non une conséquence automatique de la condamnation”.

De l’avis du quotidien L’As, cette réforme “relance le débat autour de Sonko”, l’actuel chef du gouvernement, “toujours concerné par des restrictions d’éligibilité malgré sa participation aux législatives de 2024”.

La question de l’éligibilité du Premier ministre, Ousmane Sonko, ressurgit régulièrement dans le débat public, en lien avec sa condamnation définitive définitive à 6 mois de prison avec sursis et 200 millions de francs CFA de dommages et intérêt pour diffamation, en juillet dernier. Un  condamnation qui, en première instance, lui avait valu d’être évincé de la course à la présidentielle en 2024.

Dans l’exposé des motifs de cette proposition de loi du groupe parlementaire de la majorité Pastef-Les Patriotes, “les députés estiment que la réforme doit empêcher que la ‘vitalité démocratique’ soit freinée par un recours excessif aux inégalités, en limitant notamment leur durée”, rapporte L’As.

Sur un tout autre sujet, la même publication fait le bilan de la loi criminalisant le viol et la pédophilie, soulignant que 1510 victimes dont 342 enfants de moins de 13 ans ont été recensés depuis l’entrée en vigueur de ce texte il y a six ans.

Le journal rapporte qu’à l’occasion d’une journée de réflexion organisée par l’Association des femmes magistrates du Sénégal (AFMS), “les acquis” de ce texte ont été confrontés “aux réalités du terrain, marquées par des résistances sociales, des lenteurs judiciaires et des insuffisances dans la prise en charge des victimes”.

BK/SBS