SENEGAL-ECONOMIE
Dakar, 28 avr (APS) – De 6,5 % en 2024, la croissance de l’économie sénégalaise est passée à 6,7 % en 2025, ‘’une accélération notable’’ tirée par les activités extractives liées aux hydrocarbures, le pétrole et le gaz, indique un rapport intitulé ‘’Sénégal : développements économiques récents et perspectives’’, publié par le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération.
La croissance du Sénégal en 2025 est égale à la moyenne des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mais elle dépasse celle de l’économie mondiale, qui est de 3,3 %, observent les auteurs du rapport en se basant sur des statistiques du Fonds monétaire international, concernant cette dernière statistique.
‘’L’économie sénégalaise a enregistré une accélération notable de l’activité économique en 2025, en raison de la production d’hydrocarbures. La croissance est estimée à 6,7 % par rapport à 6,5 % en 2024’’, affirme le rapport.
‘’Cette performance repose principalement sur la contribution du secteur secondaire, en particulier les activités extractives liées aux hydrocarbures, sur la reprise du secteur primaire aussi, notamment agricole, atténuée par la décélération de l’activité du tertiaire et des taxes nettes sur les produits’’, explique le document dont une copie est parvenue à l’APS.
En revanche, signalent ses auteurs, l’activité économique sénégalaise – sans l’agriculture et les hydrocarbures – demeure sur une trajectoire de décélération observée depuis 2017, avec une croissance estimée à 1,6 % en 2025.
Cette évolution confirme la persistance de fragilités structurelles dans les secteurs productifs traditionnels, selon le rapport.
‘’Une amélioration significative de la balance commerciale’’
‘’Du point de vue de la demande, la croissance a été essentiellement tirée par les exportations, notamment les hydrocarbures. La dynamique de l’investissement public demeure contrainte par les impératifs de consolidation budgétaire, qui ont également un impact sur la consommation privée’’, lit-on dans le rapport intitulé ‘’Sénégal : développements économiques récents et perspectives’’.
En ce qui concerne les prix, l’inflation est restée contenue dans la fourchette cible de la BCEAO en s’établissant à 1,4 % en 2025, après 0,8 % en 2024.
Cette stabilité relative s’explique par la détente des prix internationaux de l’énergie et des produits alimentaires, malgré certaines pressions observées sur les produits locaux.
Toutefois, l’évolution du taux de change effectif réel, qui s’est apprécié de 0,9 % en 2025, suggère une légère érosion de la compétitivité-prix de l’économie, laquelle est surtout liée à l’appréciation nominale du franc CFA vis-à-vis des principales monnaies partenaires.
Les auteurs du rapport constatent ‘’une amélioration significative de la balance commerciale’’ du Sénégal en 2025. Les exportations de biens ont augmenté de 52,7 %, sous l’effet de la hausse des volumes exportés d’hydrocarbures notamment.
Les importations, elles, n’ont augmenté que de 1,6 %, dans un contexte de baisse des prix internationaux des produits énergétiques et alimentaires. Cette évolution s’est traduite par une réduction du déficit commercial de 8,5 points de PIB, ramené à (-3,7 %) du PIB en 2025, contre -12,2 % du PIB en 2024. Le déficit du compte courant du Sénégal devrait ainsi s’améliorer pour atteindre 4,1 % du PIB, ce qui reflète l’impact positif de la production pétrolière sur les équilibres extérieurs.
ESF/MTN

