La CAN féminine 2026 reportée pour permettre une revalorisation de la prime du vainqueur (Motsepe)
La CAN féminine 2026 reportée pour permettre une revalorisation de la prime du vainqueur (Motsepe)

SENEGAL-AFRIQUE-FOOTBALL

Dakar, 9 avr (APS) – La Confédération africaine de football (CAF) a reporté la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine 2026, initialement prévue au Maroc du 17 mars au 3 avril, aux nouvelles dates du 25 juillet au 16 août de la même année, afin de permettre une augmentation substantielle de la prime destinée à l’équipe vainqueur, a déclaré, mercredi à Dakar, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe.

“Nous voulions revaloriser les primes pour les joueuses pour qu’elles soient encore meilleures qu’elles ne le sont actuellement. Nous avons aussi fait face à des circonstances indépendantes de la volonté de la CAF”, a expliqué M. Motsepe en conférence de presse à Dakar, à l’issue de son audience avec le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.

En juillet 2025, la prime du vainqueur de la CAN féminine est doublée, passant à 1 million de dollars (environ 650 millions de FCFA), tandis que l’enveloppe globale progresse de 45%, pour atteindre 3,475 millions de dollars (environ 2,258 milliards de FCFA).

M. Motsepe a indiqué que ce report de la CAN féminine permettra également d’initier des réformes pour renforcer l’unité et la gouvernance du football africain. Selon lui, cela constitue une étape importante pour la professionnalisation et le développement du football féminin en Afrique, tout en garantissant des conditions optimales pour les équipes et en renforçant l’attractivité du tournoi.

L’année dernière, le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) prévu initialement en février 2025, a dû être reporté jusqu’en juillet-août de la même année. “C’était le CHAN le plus réussi depuis l’existence de cette compétition, mais les stades n’étaient pas prêts”, a-t-il rappelé.

La CAF a donc décidé de laisser davantage de temps aux gouvernements du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda, qui accueilleront des compétitions africaines l’année prochaine, pour garantir des préparatifs complets, selon lui.

” Nous avons fait de nombreux progrès dans la gouvernance, l’éthique et l’intégrité, ce qui se traduit par l’acquisition de nombreux sponsors et la distribution annuelle de près de 150 millions de dollars aux associations et acteurs du football”, a-t-il ajouté.

“Lorsque je me serai retiré du football, je pourrai dire que, lorsque j’étais président de la CAF, le football africain avait atteint un niveau significatif”, a poursuivi M. Motsepe.

Il a salué le soutien des présidents des fédérations affiliées à la CAF, soulignant que le développement récent “constitue une contribution modeste mais durable à l’héritage du football africain.” “Certains problèmes, comme celui rencontré lors de la finale de la CAN au Maroc, ne doivent pas nous démotiver”, a-t-il affirmé, rappelant que le football africain progresse malgré les obstacles.

“Quand il y a des problèmes, nous devons être confiants, les gérer méthodiquement et continuer à avancer. Chaque fois que nous rencontrons un problème, nous devons appliquer la même méthodologie pour le résoudre”, a-t-il insisté.

SK/ADC