La BIDC lance les activités de la deuxième édition du Forum d’investissement de la CEDEAO
La BIDC lance les activités de la deuxième édition du Forum d’investissement de la CEDEAO

SENEGAL-AFRIQUE-ECONOMIE

Dakar, 29 sept (APS) – La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a lancé, mardi, à Lomé, les activités de la deuxième édition du Forum d’investissement de la CEDEAO (EIF) prévue les 7 et 8 avril 2027 dans la capitale togolaise.

Lors d’une réunion en présentiel (à Lomé) et en ligne consacrée au lancement de l’EIF 2027, la BIDC a promis de rapprocher, par cet évènement prévu l’année prochaine, les porteurs de projets et les investisseurs.

‘’Résilience et transformation : faire face à l’incertitude mondiale et favoriser une croissance inclusive en Afrique de l’Ouest’’ est le thème de cet évènement économique et financier.

Les participants vont réfléchir aux moyens de renforcer la capacité des pays ouest-africains à résister aux chocs et à accélérer leur transformation structurelle, selon la BIDC.

D’après le responsable de la division chargée de la recherche et des études macroéconomiques de la BIDC, Joseph Kwadwo Asenso, l’EIF réunira environ 700 personnes qui viendront pour la plupart de 15 pays d’Afrique de l’Ouest.

Environ 40 projets de développement seront présentés au Forum d’investissement de la CEDEAO. Quatre ‘’deal rooms’’ consacrés à l’agriculture, à la sécurité alimentaire, aux petites et moyennes entreprises/industries, à l’énergie, au changement climatique et aux infrastructures seront mis en place lors de cet évènement.

Dans le programme du forum figurent cinq panels consacrés à la résilience économique, à l’agriculture résiliente au climat, à la sécurité alimentaire, à la transition énergétique, à l’industrialisation verte, à l’innovation, au financement des petites et moyennes entreprises, à l’équité de genre et à l’inclusion sociale.

La BIDC lance les activités de la deuxième édition du Forum d’investissement de la CEDEAO

Le ministre guinéen du Plan et de la Coopération internationale, président du conseil des gouverneurs de la BIDC, Ismaël Nabé

Des ‘’masterclass’’ sur la sécurité alimentaire, le financement climatique, la croissance durable, le financement des petites et moyennes entreprises et l’économie numérique sont également prévus.

La première édition de l’EIF a eu lieu en 2024 à Lomé. Environ 700 personnes venues d’une vingtaine de pays y avaient participé, selon la BIDC.

Trois protocoles d’accord portant sur 439 millions de dollars américains (environ 250 milliards de francs CFA) avaient été signés dans les secteurs de l’énergie, des transports, de la santé, de l’agriculture et de l’éducation, d’après la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO.

Ces accords concernaient plusieurs pays, dont la Guinée, le Nigeria et le Sénégal.

En présidant la cérémonie de lancement des activités de l’EIF 2027, le ministre guinéen du Plan et de la Coopération internationale, président du conseil des gouverneurs de la BIDC, Ismaël Nabé, a insisté sur la vocation du forum.

‘’L’EIF 2027 ne sera pas un forum de plus. Il sera un espace où la vision rencontre le capital, où les projets rencontrent les investisseurs’’, a-t-il promis.

La résilience recherchée par la BIDC ne doit pas consister seulement à absorber les chocs, a dit M. Nabé, estimant qu’elle doit permettre aux États membres de la banque régionale de continuer à investir, à produire, à innover et à créer des emplois, malgré les crises.

La BIDC lance les activités de la deuxième édition du Forum d’investissement de la CEDEAO

Le président de la BIDC, George Agyekum Donkor

L’EIF 2027 doit favoriser des rencontres directes entre les gouvernements, les institutions financières, les développeurs de projets et le secteur privé, selon le ministre guinéen.

‘’Nous voulons réduire la distance entre l’opportunité et l’investissement, entre le projet et le financement, entre l’investissement et l’impact’’, a-t-il assuré.

Le président de la BIDC, George Agyekum Donkor, rappelle que l’Afrique de l’Ouest a réalisé en 2025 une croissance de 4,8 %, contre 4,7 % en 2024.

Le déficit budgétaire est passé de 3,7 % à 2,6 % en 2025, a-t-il indiqué, rappelant que l’Afrique de l’Ouest a connu des chocs économiques et géopolitiques en 2026.

‘’La hausse des prix de l’énergie et des engrais exerce une pression sur les prix à la consommation’’, a signalé M. Donkor en intervenant au lancement des activités de l’EIF 2027.

La hausse de ces prix peut affecter la stabilité monétaire des pays de la région, selon le président de la BIDC.

TAB/ESF/MTN