Kolda : la nécessité d’une meilleure structuration du secteur du cajou mise en exergue
Kolda : la nécessité d’une meilleure structuration du secteur du cajou mise en exergue

SENEGAL-AGRICULTURE-PERSPECTIVES

Kolda, 25 mars (APS) – L’adjoint au gouverneur de la région de Kolda (sud) en charge du développement, Bonaventure Kalamo, a souligné la nécessité d’une meilleure structuration de la filière cajou, en vue de permettre au secteur de développer tout son potentiel.

“Le cajou fait partie des filières prioritaires avec une production qui ne cesse d’augmenter, ce qui en fait un véritable levier pour le développement territorial”, a-t-il déclaré, en faisant observer que “des milliers” de producteurs vivent de cette filière dans les régions sud du Sénégal qui génèrent “plus de 80°/° de la production nationale”.

Mais malgré un potentiel jugé important, les producteurs de la filière restent confrontés à plusieurs défis, a relevé l’adjoint au gouverneur de Kolda chargé du développement.

Bonaventure Kalamo intervenait, mardi à Kolda, à l’ouverture d’un atelier de trois jours destiné à définir les axes d’appui, d’accompagnement et réflexion sur la filière anacarde au Sénégal.

La filière du cajou se trouve confrontée à “plusieurs défis”, portant notamment sur la structuration des acteurs, l’amélioration de la commercialisation et le développement de la transformation locale.

Il y a aussi le besoin d’une meilleure organisation des marchés, a-t-il ajouté, estimant que cet atelier devrait permettre de renforcer la coordination, la complémentarité et l’efficacité des interventions des acteurs concernés.

Kolda : la nécessité d'une meilleure structuration du secteur du cajou mise en exergue

Pour le président de l’interprofession cajou du Sénégal, Boubacar Konta, cet atelier constitue un cadre de concertation, d’échanges et de planification pour une orientation opérationnelle des activités au sein de la chaine de valeur anacarde.

Il devrait aussi contribuer à l’autonomisation des jeunes, des femmes, des déplacés et personnes handicapées”, a-t-il relevé.

“Il nous beaucoup travailler pour arriver à booster notre production estimée entre 70000 à 80000 tonnes qui est loin de celle de la Cote d’Ivoire qui dépasse le million de tonnes”, a indiqué Boubacar Konta.

L’atelier de Kolda vise donc à renforcer la coordination, la complémentarité et l’efficacité des interventions des partenaires de la filière anacarde, à travers la revue concertée d’un plan d’action devant permettre d’éviter les doublons et de maximiser l’impact des actions chez les acteurs de la filière cajou.

La filière bénéfice, dans cette perspective, de l’accompagnement du projet agropole sud, de la GIZ, l’agence de coopération internationale allemande pour le développement, et du programme WEECAP (Women’s Economic Empowerment through Cashew Processing).

Ce programme vise à transformer la filière anacarde pour créer 330 000 emplois durables en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau et au Sénégal, dont 70 % pour les jeunes et les femmes. 

Kolda : la nécessité d'une meilleure structuration du secteur du cajou mise en exergue

MG/BK/HB