SENEGAL-PALUDISME-POINT
Thiénaba, 27 avr (APS) – L’incidence du paludisme est inférieure à 2 sur 1.000 dans le district sanitaire de Khombole, où aucun décès lié au paludisme n’a été enregistré en 2025, a-t-on appris de son médecin-chef, le docteur Matar Ndiaye.
“Nous avons une incidence du paludisme qui est inférieure à 2 pour 1000, ce qui veut dire qu’aujourd’hui, si nous prenons 1000 personnes qui vivent dans le district de Khombole, moins de deux vivent avec le palu”, a-t-il déclaré.
“Nous avons enregistré zéro décès” lié au paludisme en 2025, a-t-il ajouté lors d’une journée de mobilisation communautaire sur les enjeux de l’élimination du paludisme, organisée dimanche à Thiénaba, au lendemain de la Journée mondiale de lutte contre la malaria.
L’Association islamique Sopey Mouhamed (AISM)/Lutte contre le paludisme, en collaboration avec Voix essentielles et SpeakUpAfrica, avait organisé cette rencontre de mobilisation communautaire, pour sensibiliser sur l’importance d’œuvrer à l’élimination de cette infection à l’horizon 2030.
C’était aussi une occasion de rendre hommage au fondateur de l’AISM/Lutte contre le paludisme, El Hadji Diop, un acteur important dans le cadre de la lutte contre le paludisme.
Selon le médecin-chef du district sanitaire de Khombole, ces performances méritent d’être consolidées, vu que “le paludisme continue de faire des ravages”. “Sur les 2 pour 1000 que nous avons en termes d’incidence, un nombre significatif de cas graves sont notés”, a signalé Matar Ndiaye.
Il a mis en exergue les “efforts importants” que le district, accompagné de tous les acteurs, y compris les collectivités territoriales, les autorités administratives, mais surtout la communauté, est en train de fournir sur le terrain, afin de contribuer à l’objectif national d’élimination du paludisme, à l’horizon 2030.
Il a préconisé d’autres efforts, pour encourager un recours précoce aux soins, mais également pour renforcer la prévention par l’utilisation de moustiquaires adéquates, l’élimination des gîtes larvaires, surtout dans les maisons et les chambres à coucher.
“Nous avons noté que dans le cas du district de Khombole, une bonne partie des cas sont importés”, a relevé le docteur Ndiaye, évoquant les nombreux rassemblements religieux qu’abrite la cité religieuse de Thiénaba, attirant “beaucoup de monde venant d’un peu partout à travers le pays”.
Le médecin-chef de district a noté que ces manifestations religieuses sont, toutefois, des occasions pour discuter avec le comité, afin renforcer la communication autour du paludisme.
“D’ici 2030, nous espérons que le paludisme sera probablement éliminé au Sénégal, parce que, au vu l’évolution des indicateurs, des chiffres, nous pouvons nettement avoir le courage de dire que tous les signaux sont [au] vert, pour aller vers l’élimination en 2030”, s’est félicité, pour sa part, le représentant du coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Maodo Dramé.
M. Dramé, par ailleurs chargé de communication du PNLP, a expliqué qu’une comparaison entre les chiffres de 2021 et 2025, montre une nette évolution.
En 2024, le PNLP a recensé “314 décès liés au paludisme, contre 151” en 2025, a-t-il ajouté, pour illustrer une nette amélioration des indicateurs.
BT/ADI/BK
