Kanel : le FONSTAB mise sur la culture fourragère pour développer la filière ovine
Kanel : le FONSTAB mise sur la culture fourragère pour développer la filière ovine

SENEGAL-ECONOMIE-ELEVAGE

Matam, 17 juin (APS)- Le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) préconise le développement de la culture fourragère comme alternative à la cherté de l’aliment de bétail afin de promouvoir l’élevage dans le département de Kanel, en misant sur le potentiel foncier et les importantes ressources en eau dont dispose cette partie nord du Sénégal.

”Il faut aller vers les cultures fourragères pour pouvoir développer les filières ovines et bovines”, a indiqué le Chef du bureau zone nord du FONSTAB, Youssoupha Diouf.

S’exprimant à l’occasion d’un atelier de sensibilisation sur ce mécanisme public dédié au financement et à la modernisation du secteur de l’élevage, il s’est attardé sur le fait que l’alimentation représente jusqu’à 70% des charges d’exploitation.

Il s’y ajoute que ‘’l’alimentation concentrée ne permet pas de résoudre le problème de même que le pâturage naturel’’, a-t-il rappelé.

C’est dans ce sens, martèle-t-il, que le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) mise sur la culture fourragère.

Kanel : le FONSTAB mise sur la culture fourragère pour développer la filière ovine

De son point de vue, cette ambition réaliste peut se faire à partir de ”deux potentiels qui existent dans cette partie nord du pays, à savoir la terre et l’eau’’, faisant notamment allusion aux eaux de surface, au fleuve et aux différents bras.

Selon Youssoupha Diouf, même dans le Dièry, ‘’les acteurs peuvent trouver de l’eau dans les puits et les forages, leur permettant de travailler et de cultiver au moins un hectare de culture fourragère ou de maralfalfa’’.

”Cela peut nourrir tout un troupeau pendant toute une année, avec une disponibilité en aliment de bétail durant plusieurs mois. Ce qui aura un moindre coût, permettant de rentabiliser l’activité”, a fait savoir le technicien.

Le Chef du bureau zone nord du FONSTAB estime qu’il sera très difficile pour les acteurs de rentabiliser leur activité avec l’alimentation concentrée, en raison du prix du maïs jugé élevés ainsi que la cherté du coût de production dans les usines.

‘’Ces facteurs font que le prix de l’aliment de bétail revient très couteux à l’éleveur, a-t-il souligné

AT/SMD/MTN