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Kaffrine, 15 juin (APS) – Le ”daara” (école coranique) El Hadji Djamil Ndao de Kaffrine (centre) est cité en exemple pour de son organisation, la qualité de son encadrement et son modèle éducatif intégrant enseignement religieux, prise en charge sociale des pensionnaires et cadre de vie moderne.
Situé au quartier Ndjigui, dans la capitale du Ndoucoumane, cet établissement d’enseignement islamique est implanté sur une superficie de 2 325 mètres carrés.
Dès l’entrée, un vigile oriente le visiteur vers le directeur administratif. Pendant ce temps, les récitations coraniques résonnent dans les différentes salles d’apprentissage de cet établissement propre et bien entretenu, avec un système informatique moderne.
Les bâtiments, entièrement carrelés, comprennent un immeuble de type R+2 destiné à l’hébergement et à l’apprentissage des apprenants, ainsi que plusieurs espaces dédiés aux enseignements religieux, à la restauration et à l’administration.

Fondé par El Hadji Mor Ndao, communément appelé Ass Ndao, le ‘’daara’’ a été inauguré en 2022 et compte actuellement plus de 430 apprenants.
Les enseignements y sont dispensés quotidiennement de 5 heures à 19 heures, sous la supervision de maîtres coraniques qualifiés.
‘’Le +daara+ emploie 91 personnes, des maîtres coraniques, des cuisiniers/cuisinières, des agents d’entretien, des chargés de lessive, des vigiles et autres personnels de soutien’’, a indiqué le responsable administratif de l’établissement, Cheikh Ahmed Tidiane Faye, ajoutant que l’admission est entièrement gratuite.
Il précise qu’aucun enfant ne paie de frais de scolarisation. Les parents fournissent uniquement l’extrait de naissance.
‘’Le modèle est inspiré du célèbre +daara+ de Koki”, dans la région de Louga (nord), a-t-il expliqué, signalant que les pensionnaires proviennent de Kaffrine et de plusieurs autres régions du Sénégal.

Fonctionnant sous le régime d’internat, le ‘’daara’’ prend en charge l’ensemble des besoins des apprenants, notamment leur hébergement, leur restauration, leurs soins de santé, leurs fournitures pédagogiques et tenues qu’ils arborent lors des fêtes religieuses.
Les dortoirs sont équipés de lits superposés et chaque chambre accueille un nombre limité d’enfants. Ils disposent également de salles de bain et de système de climatisation, de trois groupes électrogènes, d’un système d’adduction d’eau potable, afin d’assurer de meilleures conditions de vie aux pensionnaires.
L’administration du ‘’daara’’ est assurée par un directeur général, un directeur des études, un responsable administratif et un comptable.
‘’L’ensemble du personnel bénéficie de contrats de travail réguliers et les élèves ayant achevé la mémorisation du Coran sont amenés à Koki pour une évaluation finale avant l’obtention de leur certificat de fin d’études’’, a souligné le responsable administratif.

M. Faye révèle que quinze apprenants ont déjà entièrement mémorisé le Coran et trente-six autres devraient atteindre cet objectif dans les prochains mois.
Le promoteur du ‘’daara’’ est un ancien pensionnaire de celui de Koki, qui a toujours voulu mettre son expérience au service de la communauté, a-t-il dit.
Une vision inspirée, a-t-il ajouté, des enseignements de son maître, Serigne Makhtar Nar Lo, actuel directeur de l’Institut islamique de Koki. Ce dernier lui avait prodigué des conseils en ces termes : ‘’Recherche, à travers ce qu’Allah t’a accordé, une merveilleuse demeure dans l’au-delà, sans oublier ta part en ce bas-monde. Et fais le bien comme Allah t’a fait du bien’’.
Les investissements consentis depuis la création de l’établissement, notamment la construction des infrastructures, la restauration, les salaires du personnel et les autres charges de fonctionnement, sont estimés à deux milliards de francs CFA, a-t-il confié.

Outre les infrastructures d’hébergement et d’enseignement, le complexe dispose d’une mosquée, d’un terrain de football et d’une école franco-arabe destinée à assurer la continuité du parcours éducatif des apprenants et très prochainement d’une salle informatique.
Pour le responsable du ‘’daara’’, l’ambition est de former des ‘’citoyens exemplaires’’, attachés aux valeurs islamiques et capables de contribuer au développement du pays.
‘’Nous voulons former un capital humain de qualité et mettre en place, à terme, un centre de formation aux métiers, afin de préparer davantage les jeunes à leur insertion dans la société’’, selon Cheikh Ahmed Tidiane Faye.
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