SENEGAL-MONDE-CINEMA
Dakar, 11 avr (APS) – La septième édition du festival films femmes Afrique, qui se tient du 10 au 28 avril, à Dakar et dans quelque région du Sénégal, a été lancé, avec ”une pensée positive pour les peuples libanai et palestinien”, victimes des bombardements dans la guerre du Moyen-Orient, a constaté l’APS.
”Cette édition est particulière pour nous, d’abord car, elle se déroule en un moment inquiétant, dangereux pour l’humanité et pour son avenir. Aujourd’hui la guerre s’intensifie, le Liban est sous les bombes, chaque jour, nous apprenons ainsi de nos amis libanais de Dakar la mort de leurs parents restés au pays, nous avons une grande pensée pour elles”, a déclaré la directrice du festival, Martine Ndiaye.
Mme Ndiaye s’exprimait, vendredi, à l’occasion de la cérémonie marquant le lancement officiel, du festival, porté sur le thème, ”femmes en premières lignes: engagement, démocratie et égalité des genres”. Cette cérémonie a été également marquée par la projection du film intitulé la ”légende de la reine vagabonde de Lagos”, du collectif Agbajowo du Nigeria.
Elle rappelle qu’après, plus d’un demi-siècle de paix, ”des vas-t-en guère ont repris du service, d’abord à Gaza, qui est à feu et à sang, quasi rasé de la carte dans une relative indifférence des pays dits démocratiques et comme souvent ce sont les femmes et les enfants les principales victimes”.
” (…) et puis maintenant voilà que tout le Moyen-Orient et les pays du Golfe qui s’enflamment, 150 victimes d’une école de filles ensevelies sous les murs des toits de leur école en Iran”, déplore-t-elle, précisant qu’une partie des 82 films que le festival propose, pointent les problèmes actuels que rencontrent ces pays.
” (…) Comme dit l’UNESCO, la culture joue un rôle central dans la prévention des conflits et dans la promotion de la paix, elle peut construire des ponts et façonner des sociétés harmonieuses et inclusives basées sur le respect des droits culturels, le pluralisme et la diversité culturelle” a-t-elle fait valoir.
Elle estime que tout au long de l’histoire, la narration a joué un rôle ”crucial” dans ”le façonnement des cultures et des sociétés”.
”Permettez-moi d’emblée de saluer avec respect et admiration cette initiative qui au fil des éditions s’est imposée comme un espace incontournable de valorisation du regard féminin dans le cinéma africain”, a indiqué, le représentant du directeur général de la cinématographique, Mohamed Mounir Barro, rappelant que cette septième édition, est axée autour de trois piliers essentiels, notamment ”la formation, la diffusion et le réseautage”.
AMN/ADC
