AFRIQUE-EPIDEMIE-POINT
Dakar, 21 mai (APS) – Le ministre congolais de la Santé, Samuel Kamba, a avancé jeudi un bilan de 159 décès et 622 cas de contamination probables au nouveau virus d’Ebola sévissant en République démocratique du Congo, principalement en Ituri, la province orientale du pays.
Samuel Kamba a fait état de 159 décès probablement dus à Ebola et 626 cas suspects.
Intervenant lors d’une émission interactive sur les ondes de Radio France internationale (RFI), le ministre congolais de la Santé a fait savoir que l’épicentre de cette épidémie restait encore dans la province de l’Ituri, dans la capitale provinciale, Bunia et dans la cité minière de Mongwalu, territoire de Djugu.
Il a signalé que des cas de contamination avaient également été enregistrés dans d’autres localités de la République démocratique du Congo.
M. Kamba a en même temps fait remarquer que le nouveau variant de la maladie, dénommé Bundibugyo, en circulation dans le pays, est moins spéculaire que le virus Ebola Zaïre sévissant régulièrement dans le pays.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté mercredi sur le “risque épidémique élevé de la flambée d’Ebola aux niveaux régional et international, bien que faible au niveau mondial”.
“La situation actuelle et les critères d’une urgence de santé publique de portée internationale sont réunis, et nous convenons que la situation actuelle ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique”, a souligné la présidente du comité d’urgence de l’OMS, Lucille Blumberg, dans des propos rapportés par Onu-info, le site d’information des Nations unies.
S’agissant des victimes, le directeur de l’agence sanitaire mondiale de l’ONU, Tedros Adhanom Ghebreysus, dit s’attendre à ce que les chiffres continuent d’augmenter en raison de la durée pendant laquelle le virus a circulé avant que l’épidémie ne soit détectée.
“Compte tenu de tous ces risques, j’ai décidé qu’il était urgent d’agir immédiatement pour éviter de nouveaux décès et mobiliser une riposte internationale efficace”, a-t-il fait savoir lors d’une conférence de presse tenue à Genève, qui abrite le siège de l’OMS.
Sur le terrain, plus de 35 experts de l’OMS et du ministère congolais de la Santé ont été déployés, tandis que d’autres équipes doivent renforcer la surveillance épidémiologique, les soins cliniques et la sensibilisation des communautés.
En coordination avec l’OMS en République démocratique du Congo et ses partenaires, la MONUSCO, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC, le soutien logistique d’urgence à la riposte se poursuit, assure l’organisation onusienne.
Au moins 11,5 tonnes de matériel médical et logistique ont été acheminées dans les zones touchées à partir de Kinshasa, Dakar et Nairobi, depuis le 15 mai, soutient l’OMS, signalant que de nouveaux vols cargo de la MONUSCO avaient transporté le mercredi près de 8000 kilos de fret depuis Kinshasa, la capitale, et plus de 6000 kilos depuis Nairobi, vers Bunia, la capitale de province orientale d’Ituri, épicentre de l’épidémie.
Il s’agit d’assurer l’acheminement rapide du matériel médical et des équipements essentiels vers les zones touchées, là où les équipes sanitaires en ont le plus besoin, a expliqué l’agence sanitaire mondiale de l’ONU.
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