SENEGAL-SANTE-SATISFECIT
Touba, 26 mars (APS) – La cheffe de la division de la santé bucco-dentaire au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, docteur Codou Badiane Mané, a salué l’engagement des professionnels de santé de la région de Diourbel (centre) dans la lutte pour la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au noma, maladie gangreneuse sévère de la bouche et du visage.
“Je tiens à féliciter l’ensemble des acteurs de la santé de la région pour leur détermination et leur engagement à surveiller cette maladie et à contribuer à la réduction de sa morbidité et de sa mortalité, notamment chez les enfants”, a-t-elle déclaré.
Elle intervenait lors de la célébration décalée de la Journée internationale de la santé bucco-dentaire à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba, sur le thème “Une bouche heureuse est un esprit heureux”.
Le noma est “une maladie très létale qui laisse des séquelles chez les survivants”, a expliqué la cheffe de la division de la santé bucco-dentaire au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Elle a insisté sur la nécessité de réduire les facteurs de risque, notamment la mauvaise hygiène bucco-dentaire, en appelant à diminuer la consommation de sucre, surtout chez les enfants, afin de prévenir les infections bucco-dentaires.
Mme Mané a également déconseillé l’usage du tabac et de l’alcool, ainsi que le recours à des praticiens non qualifiés, rappelant l’importance de consulter un professionnel de la santé bucco-dentaire au moins une fois par an pour un dépistage.
Elle a insisté, d’une manière générale, sur l’importance d’une bonne hygiène bucco-dentaire, notamment le brossage des dents le matin après le petit-déjeuner et le soir avant le coucher.
Le noma est une maladie gangreneuse sévère de la bouche et du visage qui touche principalement les enfants de 2 à 6 ans souffrant de malnutrition dans des régions qui connaissent une extrême pauvreté, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Le premier symptôme est l’inflammation des gencives, qui, si elle n’est pas traitée à temps, se propage rapidement et détruit les tissus et les os du visage. Le taux de mortalité associé au noma est élevé et celles et ceux qui y survivent sont gravement défigurés.
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