SENEGAL-AFRIQUE-SPORTS
Bijilo (Gambie), 6 fév (APS) – La ministre sénégalaise de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, a plaidé, vendredi à Bijilo, à une dizaine de kilomètres de la capitale gambienne, Banjul, la “mutualisation des infrastructures sportives” en Afrique, invitant les autorités sportives de la Gambie à utiliser pleinement les installations du Sénégal, dont le stade Léopold Sédar Senghor et l’Arène nationale de lutte à Dakar, dans un esprit de coopération et de partage régional.
Elle s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la 8ᵉ édition du congrès de l’AIPS/Afrique à Banjul, en présence du vice-président de la République de Gambie, Muhammad Jallow, de ses homologues de la Gambie et du Ghana, ainsi que de dirigeants de médias sportifs, d’experts internationaux et de responsables institutionnels venus de tout le continent et d’ailleurs.
”Je profite de cette tribune pour inviter toutes les fédérations sportives de notre sous-région, y compris celles de la Gambie, à considérer les infrastructures sportives du Sénégal — le stade Léopold Sédar Senghor, l’Arène nationale de lutte à Dakar, ainsi que les autres stades régionaux fonctionnels — comme les leurs. Ces infrastructures sont vos infrastructures: venez les utiliser pleinement”, a-t-elle déclaré.
La ministre a également plaidé pour une plus grande mobilité des athlètes et des encadreurs, la mise en place de programmes communs de formation, l’harmonisation de l’encadrement sportif au niveau professionnel, ainsi que la création de centres de hautes performances sportives à vocation sous-régionale et régionale, dédiés à l’incubation et à l’accompagnement des futurs champions.
”L’intégration ne se proclame pas: elle se vit, elle se pratique, elle se construit sur le terrain”, a-t-elle ajouté.
S’adressant aux journalistes sportifs, Mme Gaye a souligné leur rôle central dans cette dynamique. “Dans cette construction, votre rôle est fondamental. Votre recherche de rigueur et de réalisme sportif est essentielle. Vous êtes les architectes de l’image du sport africain”, a-t-elle dit.

Selon elle, les professionnels des médias ont “le pouvoir de valoriser nos talents locaux, de conserver et de perpétuer notre patrimoine sportif, de raconter nos succès à partir de notre propre regard, de promouvoir la citoyenneté, de lutter contre la violence et les discours de haine et de faire du sport un véritable vecteur d’éducation”.
Mme Gaye a estimé qu’une presse sportive responsable, professionnelle et engagée contribue directement à la stabilité et à l’intégration des sociétés africaines.
”En mettant en lumière nos histoires positives, vous renforcez la fierté africaine. En promouvant l’égalité entre nos pays, vous consolidez l’intégration régionale. Vous êtes des acteurs diplomatiques à part entière, parfois au même titre que nos représentations diplomatiques officielles”, a-t-elle soutenu, saluant une “jeunesse africaine dynamique, créative et passionnée de sport”.
”Permettez-moi de saluer cet engagement car sans vous, le sport ne serait qu’un spectacle. Avec vous, le sport devient mémoire, récit conscience collective et moteur de transformation sociale. Vous êtes des passeurs d’émotions mais surtout, des bâtisseurs de sens”, a dit la ministre.

SK/SBS/OID

