Bakel: les producteurs de riz confrontés à des difficultés dans l’accès aux financements
Bakel: les producteurs de riz confrontés à des difficultés dans l’accès aux financements

SENEGAL-ECONOMIE

Bakel, 4 mars (APS) – Le président du sous collège des producteurs riz de Bakel, Samba Ka, a déploré, mercredi dans un entretien avec l’APS, les difficultés rencontrées dans l’accès aux financements dans ce département de la région de Tambacounda.

“Nous ne produisons pas de très grandes quantités[…] . Aujourd’hui, il y a des riziers qui veulent produire mais nous sommes dans l’impossibilité d’obtenir des financements”, s’est désolé M. Ka.

‎Selon lui, le département est “est absent de tout le système de production” malgré la disponibilité des terres et le capital humain. Il demande aux institutions financières de prendre en compte certaines dimensions au regard des évènements [climatiques] qui frappent la zone.

“C’est une zone impactée, il faut prendre ça en compte. C’est une zone particulière qui mérite une solution particulière. Ici les gens produisent pour consommer, certes mais il y a certains jeunes qui veulent vendre leur production. On ne demande qu’à être financé”, relève Samba Ka.

Une très bonne production a été enregistrée l’année dernière avec la campagne saison sèche chaude dans la zone. Des productions dont la plupart sont pour la consommation, a indiqué le responsable local de la Société d’aménagement et d’exploitation des terres du delta de fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED), Mbaye Dédhiou.

Des affirmations confirmées par des demi-grossistes trouvés au niveau du marché de Bakel. Lors d’une visite dans ce lieu de commence, le riz local reste introuvable. Selon les commerçants, les quelques sacs de riz local venaient des régions de Diourbel où Saint-Louis mais pas celle produite dans la zone.

‎”Depuis quelque temps , on a même plus de riz local dans nos magasins. Parfois ça trouve que la qualité n’était pas bonne où les prix ne sont pas trop inférieurs aux riz importés et les gens préfèrent acheter le Siam”, avance Abdou Ndiaye, un commerçant.

Pour éviter d’énormes pertes lors des inondations, plusieurs villages se sont lancés cette année dans la campagne saison sèche chaude. “Mais avec le manque de financement, certains risques de ne pas terminer la campagne”, a affirmé Samba Ka.

AND/ABD/ADC