SENEGAL-AFRIQUE-AGRICULTURE
Saint-Louis, 10 juin (APS) – Le président du Conseil d’administration d’AfricaRice, Emmanuel Saki, a émis le souhait de voir tous les pays africains atteindre dans les dix prochaines année, l’autosuffisance en riz et avoir la possibilité de réorienter les ressources utilisées pour les importations vers le financement d’autres secteurs vitaux.
”C’est mon souhait que, probablement dans la prochaine décennie, tous les pays africains puissent parler d’autosuffisance en riz et ainsi réduire les importations. Les ressources actuellement allouées à l’importation du riz pourraient alors être réinvesties, par exemple, dans l’emploi des jeunes afin de stimuler le développement de nos pays”, a déclaré M. Saki à la presse.
Il se trouvait à Saint-Louis, où se tient depuis trois jours le Conseil d’administration d’AfricaRice, une occasion pour ses dirigeants de visiter les différents sites de cette institution de recherche basée dans la région nord du Sénégal.
Après la visite des sites d’expérimentation, notamment celui de Ndiaye-Mbéress, il a estimé que l’Afrique est sur la bonne voie du développement.
”C’était très impressionnant. Je sais qu’il existe également d’autres stations dans différentes parties du pays qui ont été mises à disposition par le gouvernement du Sénégal”, a-t-il ajouté, tout en remerciant les autorités sénégalaises pour avoir mis ces sites à la disposition de l’organisation.
Il a exprimé l’espoir que les décisions prises au niveau du Conseil permettront à AfricaRice de renforcer son soutien aux États membres et de consolider davantage l’organisation afin qu’à long terme, l’Afrique puisse atteindre l’autosuffisance en riz.

De son côté, le directeur général d’AfricaRice, Boubacar Sané, a également formulé le vœu de voir se réaliser l’autosuffisance alimentaire dans les pays africains. Il a invité ces derniers à abandonner la facilité des importations et à s’engager davantage dans la production intensive de riz.
Il a insisté sur le fait qu’en période de crises internationales, certains pays ne parviennent pas à acheter du riz sur le marché mondial, malgré la disponibilité des ressources financières nécessaires.
AMD/AKS/ASB
