SENEGAL-CULTURE-ECONOMIE
Dakar, 17 fév (APS) – Le fondateur de l’association ”Impact Sénégal”, Amadou Fall Bâ, appelle les managers et entrepreneurs des cultures urbaines à inventer un nouveau modèle ”hybride” entre l’associatif et l’entrepreneuriat culturel.
”Il faut inventer un nouveau modèle hybride entre l’associatif et les entreprises. Il faut en faire un modèle sénégalais”, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS, lundi au terme d’un panel axé sur le thème ”Le financement dans les industries créatives : difficultés, mécanismes existants et solutions alternatives”.
Cette rencontre s’est tenue dans le cadre de la première édition du Salon des managers et entrepreneurs des cultures urbaines, à l’initiative de la plateforme ”we.management.sn”.
”[…] Il faut développer un modèle hybride où on a besoin des deux, car dans un pays développé aussi comme la France, ce sont les associations qui font le travail, dans les quartiers, avec les jeunes qui ont des problèmes d’insertion, de décrochage, ce ne sont pas les grands groupes qui font quelque chose pour eux, ce sont les associations”, a-t-il dit.
Par ailleurs co-fondateur ”d’Africulturban”, Amadou Fall Bâ, estime que la culture apprend non seulement à être résilient, mais apporte également des solutions ”créatives” par rapport au basculement du monde.
Pour lui, les acteurs doivent comprendre dans quel ”environnement sont-ils issus et de quoi ils parlent, avec qui et comment, pour pouvoir créer des projets et chercher de l’argent”.

”Au Sénégal, on ne manque pas d’infrastructures, on a le Grand théâtre, le Musée des civilisations noires, la Place du souvenir africain, le Monument de la Renaissance, les syndicats régionaux, etc., le problème est lié au niveau des équipements et du contenu”, explique-t-il.
Pour la chargée de communication du Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives (FDUIC), Maman Faye, les acteurs du secteur doivent comprendre à quel point le fonds reste lié à la structuration des associations, par exemple.
Elle a souligné que ce dernier est appelé à prendre en compte la réalité du secteur culturel pour pouvoir bouger les choses. ”Aujourd’hui, on doit comprendre les réalités du secteur de la culture, pour pouvoir rendre nos projets viables et cela fonctionne lorsqu’on est passionné”, a-t-elle ajouté.
Astou Fall, formatrice dans la mode et initiatrice de la plateforme ”AFRITALEX”, pense quant à elle que les acteurs du monde de la culture gagneraient à se structurer pour porter des projets susceptibles de générer des revenus. Pour Mme Fall, la culture étant un monde en pleine construction qui évolue bien, les acteurs du secteur devront se structurer pour avoir accès à des financements.
AMN/ADC

