SENEGAL-SANTE
Thiès, 25 mars (APS) – La technicienne supérieure en diététique à la division de l’alimentation et de la nutrition, Marie Béye, a souligné, mardi, l’impératif pour les femmes de donner le sein toutes les trois heures pour le nouveau-né avec un poids de naissance normal et de deux heures pour l’enfant qui a un faible poids de naissance faible.
‘’Il est important d’allaiter avec un poids normal toutes les 3 heures, pour éviter que l’enfant fasse une hypoglycémie. Il est recommandé d’allaiter un enfant qui est né avec un faible poids à la naissance toutes les deux heures’’, a dit Marie Béye, technicienne supérieure en diététique à la division de l’alimentation et de la nutrition de la Direction de la santé et de la mère.
Elle prenait part à l’atelier de sensibilisation sur les rumeurs, les effets secondaires de la planification familiale et les autres problématiques de la Santé de la reproduction, maternelle, néonatale, infanto-juvénile et des adolescent(e)s/jeunes (Srmnia) à l’endroit des membres de l’Association des journalistes en santé population et développement (Ajspd).
Selon elle, la moyenne nationale du taux d’Allaitement maternel exclusif (Ame) est de 34,4%. ‘’Les taux sont élevés à Sédhiou avec 52,3%, Kolda avec 51,6%, Kédougou 43,8%, Saint Louis 43,4% et Fatick 41,9%’’, a indiqué Mme Béye.
Elle a souligné dans ce sens que ‘’les taux sont faibles dans les régions de Kaolack avec 21,7%, Kaffrine 22,1%, Ziguinchor 25,1% et Tambacounda 26%’’.
Pour remédier à cette situation, elle rassure que la formation des prestataires a commencé au niveau de ces zones pour corriger ce problème.
Les pratiques de l’allaitement maternel optimales recommandées par l’OMS sont : la mise au sein dans l’heure qui suit la naissance, l’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de la vie et la poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de 2 ans au-delà associé à une alimentation diversifiée à partir du 6e mois.
La technicienne supérieure en diététique défend que des défis et facteurs influencent les pratiques optimales d’allaitement. Il s’agit du manque de sensibilisation, de la méconnaissance des avantages et pratiques optimales de l’allaitement.
Il s’y ajoute, selon elle, des pressions sociales et culturelles, des croyances traditionnelles comme le ”tokkental” (eau bénite donnée en premier au nouveau-né).
En plus des conditions économiques avec une insuffisance de ressources et de soutien pour les mères en précarité. Mme Béye a noté ”qu’il y a des défis physiques et psychologiques comme les douleurs, la fatigue et le stress qui compliquent l’allaitement”.
La mortalité néonatale est de 23 décès pour 1000 naissances, la Direction de la santé de la mère et de l’enfant ambitionne d’arriver à 15 pour 1000 naissances vivantes en 2028.
NSS/SKS/HK/FKS