A la Une : les célébrations du 4 avril et de Pâques et la crainte d’un tour de vis austéritaire
A la Une : les célébrations du 4 avril et de Pâques et la crainte d’un tour de vis austéritaire

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 7 avr (APS) – Les célébrations du 4 avril à Thiès et de Pâques, la crainte d’un tour de vis austéritaire, après les restrictions sur les voyages des membres du gouvernement annoncées par le Premier ministre, sont au menu des quotidiens reçus, mardi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le Soleil met en exergue le défilé civil et militaire du 4 avril 2026 dans la ”Cité du rail” et titre: ”Thiès, la belle parade’’. ‘’Allure, cadence, prestance… civils et militaires ont offert une prestation remarquable, saluée par le chef de l’Etat, qui l’a qualifiée d’+impeccable+’’, rapporte le journal. Selon la publication, ‘’la fierté d’appartenir à un peuple, à une Nation, la satisfaction du devoir accompli et le patriotisme ont été les sentiments les mieux partagés, le 4 avril 2026, à l’occasion de la célébration de la 66e fête de l’indépendance du Sénégal, et ce, malgré une chaleur accablante’’.

”L’avenue Caen, ses alentours et la place Mamadou Dia à Thiès étaient noirs de monde. Le défilé, qui s’est tenu dans une ferveur générale dans la capitale du Rail, a connu une réussite impeccable, malgré la frustration des populations ayant raté le rendez-vous’’, écrit Le Soleil.

‘’Thiès, cœur battant d’une Nation unie’’, dit Le Quotidien. ‘’La +Capitale du rail+ a vibré au rythme des fanfares et des pas cadencés. Pour sa première célébration de la Fête nationale en région, le Président Bassirou Diomaye Faye a transformé Thiès en vitrine d’un Sénégal uni et ouvert sur le monde. Entre la parade remarquée du détachement gabonais et le sacre de l’Ecole Polytechnique de Thiès lors du défilé civil, cette 66e édition a scellé une communion inédite entre les citoyens et leurs institutions. Un pari logistique remporté haut la main par la cité thiessoise’’, salue le journal.

La même publication s’est fait l’écho de la sortie du Premier ministre, lors de la cérémonie de clôture de la Semaine nationale de la jeunesse, vendredi dernier à Mbour, annonçant la suspension des voyages ”non essentiels’’ à l’étranger des membres de son gouvernement, en raison de l’endettement élevé du pays et des conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Pour Le Quotidien, ‘’Ousmane Sonko prépare le pays à une austérité de guerre’’.

‘’Entre l’héritage d’une dette +exponentielle+ et l’embrasement du Moyen-Orient qui propulse le baril de pétrole vers des sommets historiques, le Premier ministre Ousmane Sonko a brisé le silence depuis Mbour. En annonçant une cure d’austérité drastique au sommet de l’Etat et en préparant les Sénégalais à des +situations extrêmement difficiles+, le chef du gouvernement anticipe un choc énergétique et alimentaire sans précédent. Alors que le trafic maritime mondial s’asphyxie et que les grandes économies amorcent leur repli, Dakar se prépare à une épreuve de résilience nationale’’, écrit le journal.

Selon WalfQuotidien, ‘’ça sent l’austérité’’. ‘’Les perspectives économiques ne sont pas rassurantes. D’ailleurs, le président de la République et son Premier ministre préparent les Sénégalais à un serrage de ceinture’’, relève le journal.

”Dans leurs dernières sorties du weekend écoulé, note Walf, ils ont annoncé, chacun de son côté, la mise œuvre d’une politique d’austérité pour anticiper les chocs économiques causés notamment par la guerre au Moyen-Orient entre l’Iran et la coalition israélo américaine. Evoquant la question, lors de son discours à la Nation le 3 avril, à l’occasion de la fête de l’Indépendance, Bassirou Diomaye Faye alerte sur des +chocs imprévisibles auxquels sont exposés les équilibres économiques mondiaux+. Lesquels chocs, soutient-il, impactent déjà les chaînes d’approvisionnement tels que les coûts de transport, les prix des hydrocarbures, etc’’. 

Le Soleil revient sur la célébration de Pâques et souligne que l’Archevêque métropolitain de Dakar, Monseigneur André Guèye, a livré un message centré sur la paix, la réconciliation et la responsabilité collective.

”Dans un message empreint de spiritualité et d’engagement citoyen, Monseigneur André Guèye a placé la fête de Pâques sous le signe de la paix véritable. S’inspirant des paroles du Christ ressuscité, il a rappelé que +la paix soit avec vous+ n’est ni une simple salutation ni une formule rituelle, mais +un don effectif et réel+, à la fois bénédiction et mission confiée aux croyants de tous les temps. Ainsi, l’Archevêque de Dakar a invité les fidèles à accueillir pleinement cette paix dans leur vie quotidienne. Selon lui, cette parole du Christ doit porter en elle +le réconfort, le pardon, la réconciliation, la joie, le bonheur, la vie+, autrement dit +l’abondance et la plénitude des bénédictions du Seigneur+’’, écrit le journal.

Les quotidiens mettent également l’accent sur une proposition de loi des députés de Pastef devant permettre à Ousmane Sonko d’être candidat à l’élection présidentielle en 2029.

”L’acte est posé avec assurance. Et c’est un pas important vers la réhabilitation de leur mentor politique, Ousmane Sonko dont l’éligibilité pour l’élection présidentielle de 2029 continue d’alimenter la polémique. Pour lever toute interprétation, qui pourrait disqualifier leur leader à la prochaine élection présidentielle, le Groupe parlementaire Pastef-Les patriotes s’est lancé dans une entreprise de modification du Code électoral. En choisissant la voie parlementaire, le Groupe parlementaire Pastef-Les patriotes a saisi le président de l’Assemblée nationale Malick Ndiaye. Dans une correspondance datée du 2 avril 2026, Mohamed Ayib Salim Daffé, président du Groupe parlementaire Pastef-Les patriotes et ses camarades Ismaïla Wone, Saye Cissé, Fatou Ba et Saliou Ndione ont écrit au Président de l’Assemblée nationale pour lui faire part de leur souhait de modifier le Code électoral’’, rapporte L’Observateur, qui parle de ‘’bombe législative qui peut tout exploser’’.

”Une réforme sous tension’’, selon Sud Quotidien. ‘’Face aux doutes persistants sur l’éligibilité du Premier ministre, la majorité parlementaire engage une réforme du Code électoral pour clarifier et peut-être sécuriser l’éligibilité du Premier ministre en 2029. Le 2 avril dernier, ils ont ainsi adressé au président de l’Assemblée nationale une correspondance portant sur le dépôt d’une proposition de loi visant à modifier le Code électoral sénégalais, notamment la loi n°2021-35 du 23 juillet 2021’’, écrit Sud.

OID/HB