SENEGAL-AFRIQUE-SPORTS
Bijilo (Gambie), 8 fév (APS) – Des journalistes sportives ont appelé, samedi, à Bijilo, à une dizaine de kilomètres de la capitale gambienne, Banjul, les femmes du secteur à assumer pleinement la responsabilité d’élever leur niveau de performance à celui de leurs confrères afin de réduire les inégalités persistantes dans les médias sportifs.
“C’est de notre responsabilité de faire en sorte d’élever les performances des femmes [journalistes] au même niveau que celles des hommes”, a soutenu la journaliste hongroise Zsuzsa Csisztu, vice-présidente de l’Association internationale de la presse sportive (AIPS).
Elle s’exprimait lors de la 8ᵉ édition du congrès de l’AIPS/Afrique, ouverte vendredi, à Bijilo, sous la présidence du vice-président de la Gambie, Muhammad Jallow.
Mme Csisztu intervenait sur le thème : “Discuter des moyens de remédier aux inégalités persistantes entre les sexes dans les médias sportifs et d’assurer une couverture plus complète, nuancée et équitable des athlètes féminines.”
Selon elle, les femmes journalistes doivent être “capables de saisir les opportunités qui se présentent à elles afin de démontrer leur talent et leur expertise”.
Elle a invité ses collègues à “travailler davantage pour renforcer leurs compétences et trouver leur voix au même titre que les hommes”.
L’ancienne gymnaste, qui totalise 30 ans de carrière dans le journalisme, s’est dite désolée du faible pourcentage de femmes dans les services sports des rédactions, estimé à environ 25 %.
Elle a appelé à lutter contre les causes qui freinent les professionnelles du secteur.
La journaliste sportive de la Radio-Télévision guinéenne, Kadiatou Traoré, a pour sa part invité ses collègues femmes à prendre plus d’initiatives et à davantage s’affirmer.
Selon elle, les patrons de presse devraient accorder plus de confiance aux femmes en leur confiant davantage de responsabilités.
Mme Traoré a également rappelé que la FIFA, dans le cadre de son programme de fonctionnement, alloue des subventions à ses associations membres pour le développement du sport féminin et des catégories de base, mais ne met en place aucun mécanisme de suivi pour vérifier leur utilisation effective.
L’ancienne internationale gambienne Sainey Sissohore, qui a pris part à cette session, a demandé aux femmes de croire en elles-mêmes et de ne pas se fixer de limites, les exhortant à travailler davantage pour s’imposer dans le journalisme sportif.
Le président de l’AIPS, Gianni Merlo, a assuré que son association œuvrera davantage pour une plus grande présence des femmes au sein des instances et des assemblées générales, afin de mieux comprendre leurs réalités et mieux les accompagner.
Il a toutefois salué la forte présence des femmes dans les services sports de plusieurs pays, soulignant qu’il y a 15 ans, la situation était bien moins favorable.
Reconnaissant les progrès réalisés, il les a encouragées à poursuivre leurs efforts.
“À l’avenir, il y aura plus de femmes dans ce secteur”, a-t-il soutenu.
SK/HK

