Dakar, 10 juil (APS) – L’artiste photographe sénégalais Malick Welli rend hommage à la photographie des années 1950 et 1960 par le biais d’une exposition de clichés d’époque relatant des scènes de vie de sa famille originaire de Kaolack (centre) et dont le quotidien lui a permis, dit-il, d’apprécier la beauté.

Le vernissage de cette exposition intitulée « Lightness of being » (« La légèreté de l’être) a été présidée mercredi par l’ambassade de France au Sénégal, Phillippe Lalliot. Elle se poursuivra jusqu’au 17 juillet prochain à la résidence de France.

Ces photographies datant de 2012 rendent toutes hommage à la famille paternelle de l’artiste installée dans un village de la région de Kaolack, d’où le titre « Homecoming » (Retour à la maison) pour désigner la première série de ces clichés, la deuxième série étant dénommée « Idôles ».

« J’ai fait cette série en 2012 en hommage à cette famille paternelle du Saloum que j’ai découverte à travers la photographie […], je dis souvent que j’ai appris à apprécier la beauté avec cette famille et ces photos qui parlent de mes origines et d’où je viens », explique Malick Welli.

Il ajoute que ces clichés accrochés dans l’un des salons de la résidence de France décrivent des scènes de vie, comme celles mises en scène à l’époque dans les studios à Dakar et un peu partout au Sénégal. Une manière pour l’artiste de rendre hommage aux pionniers de la photographie sénégalaise.

« Ces portraits en noir et blanc rendent hommage aussi à la photographie des années 50 et 60. Ils sont très différents parce que les photos d’avant étaient faites dans des studios, alors que celles-ci sont dans la mise en scène dans des pièces très intimes », souligne l’artiste, réjoui de l’opportunité d’exposer à la résidence de France, « un lieu historique témoin de nos relations avec l’Hexagone ».

Malick Welli expose parallèlement au’ Pays-Bas une série de portraits en noir et blanc sur la place et l’identité noire dans l’islam. De Bilal, le compagnon du Prophète Mohamed, à Malcom X, cette exposition revient sur des figures emblématiques de l’islam.

Selon l’ambassadeur de France au Sénégal, Phillippe Lalliot, « cette exposition permet de comprendre ce qui a été le cheminement intellectuel d’un photographe comme Malick Welli sur les dix dernières années ».

« Malick Welli est un des plus grands photographes de sa génération au Sénégal, il a un regard à la fois très imprégné d’une tradition de photographies qui remonte loin, mais aussi un regard très neuf, une façon de travailler sur les codes, la tradition, de lui donner une modernité qui est très intéressante », a dit le diplomate, sous le charme des photographies de l’exposant.

Il parle de Malick Welli comme d' »un grand portraitiste, un grand photographe, et un jeune qui a encore beaucoup d’années » devant lui pour exprimer son talent.

« Il est important de comprendre la manière dont il travaille et de l’accompagner aussi comme beaucoup d’autres », a conclu le diplomate français.

 

FKS/BK/ASG

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