Dakar, 10 mai (APS) – Le taux de dépendance du Sénégal aux importations agricoles, notamment celles du riz, a diminué de 20 pour cent depuis le lancement du Plan Sénégal émergent (PSE) en 2014, en passant de 80 à 60 pour cent en 2022, a indiqué, mercredi, le directeur général du Bureau opérationnel de suivi (BOS) du PSE, El Ousseyni Kane.

‘’Un autre aspect à prendre en compte, c’est le taux de dépendance du Sénégal aux importations agricoles, qui a diminué de 20% sur la phase de lancement du PSE. On avait un taux de dépendance de l’ordre de 80% au lancement du Plan Sénégal émergent, notamment sur le riz, nous sommes passés à 60% en 2022’’, a-t-il révélé.

Le directeur général du bureau opérationnel de suivi (BOS) du PSE intervenait au panel inaugural du forum d’affaires Agri-agro autour de la souveraineté alimentaire, qui a enregistré la participation de 40 entreprises françaises et d’autres acteurs du secteur privé national.

Cette rencontre de trois jours est organisée conjointement par l’ambassade du Sénégal en France et l’ambassade de la France au Sénégal en relation avec le Mouvement des entreprises de France international (MEDEF) autour de la souveraineté alimentaire au Sénégal et des entreprises françaises.

El Ousseyni Kane a rappelé l’importance de l’agriculture dans la vision d’émergence du Sénégal à l’horizon 2035.

Selon M. Kane, ‘’la part du secteur primaire dans le PIB du Sénégal a augmenté de 2 points de croissance depuis 2014, passant de 13% à 15% entre 2014 et 2021, ce qui démontre la vitalité de ce secteur qui est de l’ordre de 150 milliards par an’’.

Le directeur général du BOS/PSE rappelle que le Sénégal doit à la fois faire face aux défis de la production et de la diversification.

‘’Il est important pour le Sénégal non seulement d’augmenter les rendements mais aussi de diversifier ses productions notamment en insistant sur la production de blé, de sésame, mais aussi d’investir dans l’agriculture biologique’’ pour laquelle il pourrait être un terreau.

El Ousseyni Kane estime que les pouvoirs publics sénégalais doivent relever le défi relatif à la conservation et à l’entreposage à travers le territoire national.
‘’Le Sénégal perd deux mois de consommation de pomme de terre uniquement du fait du défaut d’infrastructure de stockage. Il faut relever ce défi de la conservation mais aussi le défi de la qualité des produits’’, a insisté le directeur général.

Il s’agira d’investir davantage dans la transformation des produits agricoles pour éviter l’exportation brute des produits.

FD/ADL/ASG

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