Thiès, 19 oct (APS)- L’Académie de Thiès a enregistré un score de 63%, à l’issue d’un audit national de qualité des établissements privés de formation professionnelle, dont les résultats ont été présentés jeudi, dans la cité du rail.

“Nous avons audité 38 établissements et la majorité (d’entre eux) ont une moyenne supérieure à 60%. Ce qui est dans l’ordre de l’acceptable“, a dit Ibrahima Diop, inspecteur de spécialité, responsable du bureau formation professionnelle à l’Inspection d’académie de Thiès.

Il présentait le rapport d’un audit de qualité des établissements privés de formation professionnelle de de la région, en présence de représentants de ces structures, d’agents du ministère de tutelle et des inspections de l’éducation et de la formation (IEF).  Selon lui, la moyenne des scores des établissements privés de formation professionnelle, est de 63% dans la région de Thiès.

Un audit de qualité des établissements privés de formation professionnelle avait permis, en septembre 2022, de visiter 368 structures sur les 457 initialement ciblés à travers le pays, a relevé M. Niang, lors de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de partage des résultats de ce contrôle. Les résultats de ce document de 70 pages produit à l’issue de cet audit, sont partagés à tour de rôle avec les différentes académies.

A Thiès, 38 établissements avaient été audités, dont 25 dans la commune de Thiès. Douze d’entre eux ont obtenu un score de 80%, qui les rend éligibles à la reconnaissance. Au niveau national, 52 établissements ont un score supérieur ou égal à 80%.

Avec des performances entre 60 et 80%, 13 établissements sont éligibles à l’autorisation définitive d’ouverture.  Huit établissements, avec un score de moins de 60% .  Cinq établissements  de l’académie de Thiès qui se sont retrouvés avec des scores inférieurs à 40%, doivent cependant être “accompagnés vers la clôture“, a noté Ibrahima Diop.

Trois d’entre eux n’ont même pas pu être localisés par les auditeurs, a dit Ibrahima Diop, inspecteur de spécialité, responsable du bureau formation professionnelle à l’Inspection d’académie de Thiès, en présentant les résultats de l’audit. Les deux autres structures qui ont eu, respectivement, 13 et 10 points, peuvent être accompagnées vers l’ouverture, a dit Diop. Le score maximum de 97% a été atteint par un seul établissement.

“Dans le cadre global, nous pouvons dire qu’il y a des points à améliorer, mais il y eu beaucoup de satisfaction“,  a fait savoir Ibrahima Diop.

Sur le plan réglementaire, 92%  des établissements privés de formation professionnelle de l’académie disposent d’un acte administratif légal, dont “un seul établissement est reconnu“  à savoir, le centre Don bosco. Les autres sont autorisés.

Les établissements privés de formation professionnelle présentent une offre variée, répondant “dans une certaine mesure“ à la vocation de la région, a-t-il dit. A Mbour, beaucoup d’entre eux sont orientés vers les métiers du tourisme, de l’hôtellerie et “un peu“ vers l’industrie, notamment l’électricité, l’électromécanique, la mécanique et l’électrotechnique.

Dans le département de Tivaouane où il n’y a “pas suffisamment“  d’établissements, ceux existants sont implantés vers Mboro, avec la perspective d’insérer leurs produits dans les sociétés minières comme les ICS ou GCO, entre autres.

Il relève que les entrepreneurs à la base de ces initiatives sont “à encourager“,  vu leur mission de service public et à caractère social, dans un contexte où l’Etat peine à offrir une formation à tous les demandeurs, a dit Ibrahima Diop. Pour lui, toute fermeture d’établissement de formation qui interviendrait, serait faite à contre cœur.

L’audit a permis d’avoir une meilleure connaissance des structures de formation privées, de leurs contraintes, afin de pouvoir leur apporter des solutions, des propositions et des appuis, au besoin, a dit Bocar Niang, chef de la Division formation professionnelle privée au ministère de la Formation professionnelle.

Ce diagnostic motivé, selon lui, plus par des besoins d’accompagnement que par un souci de répression, a pris en compte la gouvernance, l’environnement de travail, les mesures d’hygiène et de sécurité, la gestion financière, les conditions sanitaires, les curricula, l’équité, le renouvellement des équipements pédagogiques etc.

En plus de la formalisation, les structures de formation professionnelles de l’académie de Thiès doivent faire des efforts dans plusieurs domaines. Par exemple, seuls 53% des établissements disposent d’extincteurs, 46% disposent d’une boîte à pharmacie et près de 5% d’une infirmerie. La formation à distance reste “modérée“, avec 35% et 51% des formateurs ont une autorisation d’enseigner.

Bocar Niang, chef de la division de la formation professionnelle privée, a évoqué des “efforts à faire“ en termes de personnel d’encadrement. Thiès concentrant avec la région de Dakar plus de 70% des établissements privés de formation professionnelle, mérite de voir ses effectifs renforcés dans ce sens.

Ibrahima Diop a expliqué les faiblesses dans les performances des établissements de la région, en partie par le déficit de personnel d’encadrement. Seuls trois inspecteurs sont chargés de suivre les écoles de formation privées, a-t-il noté.

La région de Thiès compte  50 établissements de formation professionnelle, dont 16 structures publiques, a dit M.  Niang.

Cet atelier de restitution et de partage a été aussi une occasion pour mettre en place un cadre de pilotage au sein de l’académie de Thiès. En tant que les répondants d’un organe national de pilotage, ces instances prévues dans chaque académie, devront être des “forces de proposition“ pour accompagner le ministère dans sa politique d’amélioration de la qualité de la formation professionnelle.

ADI/SBS/OID

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