Dakar, 10 oct (APS)-Les besoins en termes de routes rurales ont été estimés en 2022 à ‘’plus de 1 500 milliards de francs CFA’’, a révélé mardi Ibrahima Sall, directeur de la gestion et de l’entretien du réseau routier au niveau de l’Agence des gestion des routes (AGEROUTE).

‘’Il y a beaucoup de doléances. En 2022, nous avons reçu, en termes de doléances sur les routes rurales de l’ordre de plus de 1 500 milliards FCFA’’, a-t-il soutenu.

Selon lui, ‘’l’Etat ne peut pas satisfaire, sur une année, avec ce budget, tous les besoins en termes de routes rurales’’.

Le directeur de la gestion et de l’entretien du réseau routier au niveau de l’AGEROUTE s’exprimait au cours ‘’d’un atelier de partage d’un projet pilote de réalisation de pistes rurales avec une technologie innovante dénommée PROBASE’’.

‘’Le recours à la technologie PROBASE qui donne une route avec une garantie de dix ans par le constructeur constitue une option salutaire pour la construction de routes rurales à des coûts largement compétitifs avec l’avantage de réduire les charges à leur plus simple expression’’, a-t-il dit.

Ce programme d’un coût global de 12, 392 milliards FCFA (20 millions de dollars), couvrant 63 kilomètres, a été réalisés en 22 mois.

‘’La présente cérémonie constitue un moment fort de la coopération entre le Sénégal et le Groupe de la Banque islamique de développement dans le domaine des infrastructures où la BID a financé plusieurs projets d’infrastructures routières’’, a déclaré Ibrahima Ndiaye, directeur général de l’AGEROUTE.

L’État du Sénégal a expérimenté cette technologie innovante dans le cadre d’un projet pilote sur 63 km de routes de désenclavement pour mieux desservir les zones rurales par des infrastructures routières de qualité.

Ce programme va concerner les axes ‘’Bambey-Gawane-Thieytou (28 km), Thiadiaye-Nguéniène (17 km), Popenguine-Ndayane-Toubab Dialaw (7km), Fass – Ndiébel (11 km).

Il fait savoir que cette technologie, PROBASE, aidera à ‘’stabiliser les assises et à faire, en plus, un revêtement à moindre coût’’.

‘’Nous avons l’habitude de réaliser des routes rurales avec une technique classique avec de la latérite qui pose beaucoup de problèmes environnementaux et des charges d’entretien récurrentes’’, a-t-il fait observer.

‘’Avec cette technologie-là, nous aurons des routes avec des coûts concurrentiels et qui vont nous permettre d’en réaliser un certain nombre important à la satisfaction des populations rurales’’, a ajouté Ibrahima Sall.

‘’Elle permettra aussi, selon lui, de réduire les coûts de construction avec des garanties des constructeurs sur plus de dix ans’’.

‘’Quand vous construisez une piste avec la latérite, vous êtes pratiquement obligés, chaque année, d’intervenir pour reprofiler la piste’’, a-t-il expliqué.

Pour lui, ‘’cette technologie permet au moins de pouvoir réaliser beaucoup plus de kilomètres de routes et de pouvoir satisfaire davantage les populations rurales’’.

Serigne Sam Samb a révélé au cours de sa présentation que ‘’le réseau classé du Sénégal compte 16 481 km’’.

Il souligne que ‘’sur ces 16 481 km, le Sénégal a 6 569 km de route revêtues et près de 10.000 km de route non revêtues’’.

M. Samb relève que ‘’sur ce réseau, on compte près de 223 km d’autoroute dont 45 sont concédés à la société Eiffage et 70 km exploitées par l’Etat du Sénégal’’.

‘’A côté de ce réseau classé, il y a un réseau non classé de près de 60 000 km de routes’’, souligne-t-il, précisant qu’il s’agit principalement ‘’de pistes non aménagées’’.

Selon M. Sam, ‘’il y a un niveau de service qui tourne autour de 84% pour les routes revêtues et près de 58% pour les autres au niveau du réseau’’.

CS/MTN

 

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