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02/05/2023 5:37 p.m.

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La farine de banane, trouvaille d'une productrice de Gouloumbou

Dec. 22, 2022, 9:26 p.m.

Gouloumbou (Tambacounda), 22 déc (APS) - La banane, fruit multiusages, est transformée en plusieurs produits dérivés par une association de femmes productrices dont la présidente, Margarite Thiaw, fait office de pionnière dans ce domaine.

Par Baboucar Thiam (APS)

A partir de la banane, Mme Thiaw fabrique une farine servant d'aliment pour bébé, ajoutée à d'autres produits pour l'enrichir.

Tout est parti des difficultés que Margarite Thiaw avait rencontrées pour nourrir correctement son enfant, une situation qui l’a amenée à se rabattre sur des bananes séchées pendant deux jours. Elle en a ensuite tiré une farine à laquelle elle a ajouté du lait, du beurre et du sucre.

“C’est ce mélange de poudre de banane, de beurre, de lait et de sucre que j’ai cuisiné et donné à mon enfant”, explique Mme Thiaw, qui dirige une association de femmes productrices comptant 800 membres.

“L’enfant était très faible, mais lorsque j’ai commencé à le nourrir avec cette farine, il a vite repris du poids, au point que lorsque la nonne m’a demandé ce que je donnais à mon enfant, je lui ai  répondu : de la farine de banane”, raconte-t-elle.

Selon ses dires, la religieuse lui a alors demandé de montrer sa trouvaille aux autres femmes afin qu’elles améliorent l’alimentation de leurs enfants.

A l’initiative de l’Association des producteurs de la vallée du fleuve Gambie (APROVAG), elle a même été invitée à présenter son produit à Dakar, dans le cadre d'un partage d'expériences.

“Avec la banane, nous sommes capable  de fabriquer  de la farine, de la farine granulée, du couscous, de la confiture, du savon, entre autre produits”, a renseigné Margarite Thiaw.

Elle déclare toutefois ne disposer ni de machine ni d’unité de transformation pour booster la production de sa farine et la porter à 200-300 kilogrammes par jour, “ça nous aiderait. Pour le moment, l’essentiel du travail se fait à la main, ce qui ne favorise pas les gros rendements”.

Concernant la commercialisation de la farine et d'autres produits dérivés, elle explique que son association dispose d’une cantine à Tambacounda, la capitale régionale, où elle emploie une fille, “rémunérée sur les bénéfices'' des ventes.

“Elle apporte également des commandes qui peuvent aller jusqu’à 50 kilogrammes”, signale Margarite Thiaw, selon qui la zone de Gouloumbou ne dispose que de deux unités de transformation, l’une construite par APROVAG à Sall,  et l’autre à Nguen. 

BT/BK/ASG

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