Biennale de la danse en Afrique : les acteurs culturels sensibilisés sur les préparatifs de l’édition 2026
Biennale de la danse en Afrique : les acteurs culturels sensibilisés sur les préparatifs de l’édition 2026

SENEGAL-AFRIQUE-CULTURE

Dakar, 7 mars (APS) – Le comité d’organisation de la Biennale de la danse en Afrique a organisé, vendredi, au Centre culturel régional Blaise Senghor, une réunion d’information en prélude de cet événement qui se tiendra du 29 avril au 3 mai prochain à l’école des Sables de Toubab Dialaw, une localité de la région de Dakar.

La rencontre visait à informer les acteurs de la danse, les professionnels et responsables sur les préparatifs de cette manifestation internationale et encourager leur implication dans son organisation.

‎La directrice artistique de la Biennale, Germaine Acogny, a indiqué qu’un appel a été lancé aux corps de ballet sénégalais pour une participation collective à la cérémonie d’ouverture.

‎”Nous venons d’annoncer à tout le corps de ballet au Sénégal que nous allons nous unir à l’ouverture de cette biennale. Tous les danseurs seront présents, notamment avec le ballet national de Théâtre national Daniel Sorano, pour célébrer ensemble la Journée internationale de la danse, le 29 avril prochain”, a-t-elle déclaré.

Selon elle, cette biennale constitue également une occasion de valoriser la danse comme profession et de mettre en lumière la contribution des artistes chorégraphiques au développement culturel.

‎”Notre objectif est de montrer que les artistes peuvent vivre de leur art et que la danse est un véritable métier”, a-t-elle précisé, rappelant que de nombreux danseurs sénégalais exercent leur métier à l’international pour faire vivre leurs familles.

Mme Acogny a également insisté sur l’importance de la transmission des danses traditionnelles dans la formation des artistes contemporains.

‎”Si on ne connaît pas nos danses patrimoniales, il est difficile d’aller vers la danse contemporaine. La danse traditionnelle constitue notre racine”, a-t-elle expliqué, rappelant que la formation dispensée à l’École des Sables repose en partie sur cet héritage.

La directrice artistique associée de la biennale, Gacirah Diagne, a souligné que l’événement se veut aussi un espace de diffusion et de promotion économique pour la danse africaine. ”La biennale est à la fois un festival et un marché. Elle permet aux compagnies de rencontrer des programmateurs internationaux et de promouvoir la danse qui se fait au Sénégal et en Afrique”, a-t-elle expliqué.

Elle a indiqué que plus de 300 compagnies ont déjà soumis leur candidature de participation à cette édition, dont 25 ont été finalement retenues, parmi lesquelles dix sénégalaises et quinze issues d’autres pays africains ou de la diaspora.

Les œuvres sélectionnées abordent notamment des thématiques liées à la place de la femme, à l’environnement et aux relations sociales, a-t-elle indiqué.

La directrice du Centre culturel régional Blaise Senghor, Fatou Sène Dogue, a salué, lors de sa prise de parole, la tenue de cette rencontre d’information, estimant qu’elle s’inscrit dans une démarche inclusive visant à associer l’ensemble des acteurs de la danse aux préparatifs de la Biennale.

Elle a rappelé que le centre Blaise Senghor constitue l’un des principaux espaces dédiés à la pratique et à la diffusion de la danse dans la capitale sénégalaise.

Organisée depuis plus de trente ans avec l’appui de l’Institut français, la Biennale de la danse en Afrique se tient à tour de rôle dans plusieurs pays du continent et réunit artistes, chorégraphes et programmateurs internationaux.

L’édition 2026 coïncidera avec la célébration de la Journée internationale de la danse, le 29 avril prochain.

MK/AB