Thiès, 17 juin (APS) – L’imam de la mosquée de Moussanté, Tafsir Babacar Ndiour, a consacré une bonne partie de son sermon suivant la prière de l’Aïd-el-Adha, à la jeunesse, une étape cruciale et délicate de la vie, où l’individu sollicité de toutes parts, doit savoir choisir la bonne voie, à travers le modèle prophétique.

Pour l’imam, la jeunesse “une des merveilles de la vie humaine“, est un âge où l’on est convoité aussi bien par les mondanités que par la religion.

Allah a attiré l’attention de l’homme sur cette tranche de son existence, qui est un dépôt sur lequel il sera interrogé le jour du jugement dernier, poursuit-il.

“Allah, c’est Lui qui vous a créés faibles; puis après la faiblesse, Il vous donne la force; puis après la force, Il vous réduit à la faiblesse et à la vieillesse“, dit le Saint Coran.

Les jeunes doivent comprendre, selon lui, que le bienfait d’être jeune, est un dépôt qu’Allah leur a confié pour qu’ils construisent aussi bien leur vie d’ici-bas que celle de l’au-delà.

La jeunesse, a-t-il ajouté, parmi les quatre questions auxquelles l’homme devra répondre devant son Seigneur.

Elles sont les suivantes : “Ta vie, comment l’as-tu passée ? Ta jeunesse, comment l’as-tu passée ? Ta richesse, d’où l’as-tu tirée et où l’as-tu dépensée ? Ton savoir, qu’en as-tu fait ?“

La jeunesse est un dépôt qu’Allah a confié à l’homme pour qu’il construise sa vie ici-bas et dans l’au-delà, a-t-il noté.

Là où le Diable et ses suppôts l’appellent au mal, dont la fornication, la drogue, la chicha, la cigarette, avec leur lot de dégâts, Allah les appelle au bien, à travers le modèle de son prophète, a dit le religieux.

Il a souligné que Dieu, “seul possédant éternel“, auquel appartient la vie et la santé du musulman, met en garde les croyants contre tout acte pouvant causer leur propre destruction. Aussi, leur interdit-il le vin, le jeu de hasard, ainsi que l’adultère, la fornication et la prostitution.

Il en est de même pour l’homosexualité, un “crime contre l’humanité, qui empêche à l’homme de procréer“, un vice abhorré par la société sénégalaise et la religion musulmane.

Le religieux fustige le débat sur cette “turpitude“ que des lobbies tentent d’instaurer dans le pays, qui ne saurait y prendre racine, selon lui.

Il invite les jeunes à acquérir le savoir et à se former pour éviter d’être manipulés, via les réseaux sociaux, un outil contribuant à pervertir la société musulmane.

Pour lui, l’Etat a la responsabilité d’encadrer les jeunes pour les prémunir de tous ces vices qui leur sont néfastes.

Comme à son habitude, l’imam Ndiour a, dans un sermon jeté un regard panoramique sur les tares de la société sénégalaise. Il a invité, par exemple, les femmes à s‘écarter de la dépigmentation. “La Sénégalaise est naturellement belle. Elle n’a pas besoin de produits pour s’éclaircir la peau“, a-t-il dit.

L’imam Tafsir Babacar Ndiour a décrié la violence dans le mouvement “navétane“, ce championnat de football populaire, qui selon lui, “doit être audité“.

Il estime que “si toute cette énergie et cette sueur (qu’il draine) étaient transférées vers les champs, le Sénégal serait autosuffisant en tout“.

Le Sénégal a des terres arables de l’eau et une force de travail, a fait remarquer le religieux, non sans avertir que “le sort de toute société qui ne met pas en avant les valeurs, n’est que la perdition“.

Après la prière, le maire de la ville de Thiès Babacar Diop a dit adhérer au sermon de l’imam Ndiour, qui “connaît bien la société sénégalaise“ et qui, conformément à sa “mission prophétique“, est dans son rôle d’alerte, à l’intention aussi bien des gouvernants que des gouvernés.

Tout en saluant, par ailleurs, la dynamique de travail et de rigueur indiquée par le président de la République, il dit encourager le slogan des nouvelles autorités du “jub, jubël, jubbanti (intégrité, bonne conduite et redressement).

Il doit, selon lui, déboucher, sur le “juboo“ (réconciliation), conformément aux principes de vérité et réconciliation.

“C’est un vaste chantier pour réconcilier et reconstruire le pays, a-t-il dit, un temps nouveau de construction d’une société nouvelle, avec les valeurs de justice et de paix“.

A propos de l’appui à la jeunesse, il a indiqué que la ville de Thiès a consacré 230 millions FCFA à la subvention de la formation des jeunes, compte non tenu des subsides accordés aux étudiants thiessois inscrits dans les universités de Dakar, Bambey, Ziguinchor, Saint-Louis.

Beaucoup est fait aussi pour le mouvement navétane et tous les clubs de ligue 2 sont appuyés depuis deux ans, a-t-il dit.

Babacar Diop a prié pour la paix dans le pays, dans le monde et dans la oummah, plus particulièrement pour la victoire du peuple palestinien, qui lutte pour sa libération.

ADI/OID

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