Kaolack, 27 sept (APS) – Période de grande ferveur spirituelle, le ‘’gamou’’ de Médina Baye est également un moment d’intenses activités économiques, commerçants, charretiers, conducteurs de motos Jakarta et d’autres véhicules de transport, restaurateurs et autres gargotiers font de bonnes affaires.

À Bongré, l’un des quartiers de Kaolack, sur l’avenue Blaise Diogoye Basile Senghor, assis confortablement sur sa moto Jakarta, Mouhamed Seck guette les passagers.

‘’Je rends grâce à Dieu !’’ répond-il à la question de savoir comment évolue son boulot. ‘’La circulation n’est pas très fluide’’, ajoute Mouhamed Seck. Le monde dont grouille a ville de Kaolack à l’occasion de la célébration de la naissance du prophète Mohamed donne l’occasion aux conducteurs des deux-roues emblématiques de cette ville de gagner plus d’argent que d’habitude.

Interpellé au moment où il s’apprête à emmener une passagère, Djibril Khouma juge que le ‘’gamou’’ de Médina Baye et ceux des autres foyers religieux de la ville sont des moments ‘’très propices’’ à l’activité de transport.‘’Durant les quelques jours que dure le ‘gamou’, nous gagnons plus d’argent que nous en avons pour un mois. En une seule journée, les recettes peuvent dépasser celles d’une semaine entière’’, révèle Matar Badiane, un conducteur de moto Jakarta.

Les conducteurs de motos Jakarta sont très nombreux près du marché central de Kaolack. Ils font de cet endroit une gare routière.

Les taxis appliquent les tarifs habituels, soit 200 francs CFA par passager, du marché central à Médina Baye. Les conducteurs de moto Jakarta, eux, augmentent les tarifs.

Pour aller du marché central de la ville à la cité religieuse de Médina Baye, le passager débourse au moins 1.000 francs CFA. Sur le même trajet, le tarif dépasse quelquefois 1.500 francs CFA, selon Cheikh Diagne, un autre de moto Jakarta.Le ‘’gamou’’, qui fait venir des milliers de pèlerins à Kaolack, est une période de forte consommation. C’est également une opportunité pour les commerçants, qui ont fait des prévisions de stocks pour éviter toute pénurie.

‘’On n’ose pas profiter du ‘gamou’, qui célèbre la naissance du prophète Mohamed, pour faire de la surenchère sur les prix. Un bon croyant ne fera jamais ça. Au contraire, le ‘gamou’ est l’occasion de faire de bonnes choses au profit de la communauté’’, professe un commerçant, sous le sceau de l’anonymat.

Des restauratrices, dont Fanta Gaye, se réjouissent de la forte demande à l’occasion du Mawlid.

Mme Gaye se réjouit de la hausse de ses ventes à l’occasion de l’événement religieux, tout en déplorant ‘’la cherté des denrées alimentaires’’ nécessaires à la préparation de ses repas.

ADE/SMD/ESF

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