L’inquiétude des enseignants pour la réouverture des classes à la une
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L’inquiétude des enseignants pour la réouverture des classes à la une

Dakar, 19 juin (APS) – Les quotidiens reçus vendredi à l’APS semblent douter de la capacité du gouvernement à rouvrir convenablement les classes d’examen dès la semaine prochaine et à organiser des examens scolaires sans couacs.

 
‘’Alors que le ministre de l’Education est déterminé à faire reprendre les cours pour les classes d’examen, jeudi prochain, les syndicats d’enseignants traînent les pieds et multiplient les préalables’’, écrit Le Témoin Quotidien. Il ajoute que ‘’les syndicats d’enseignants dénoncent une reprise ‘précipitée’‘’ des enseignements suspendus depuis le 16 mars en raison de la pandémie de coronavirus qui a fait 76 morts au Sénégal, selon le ministère de la Santé.
 
Certains syndicats d’enseignants reprochent au gouvernement d’avoir choisi unilatéralement la date du 25 juin pour la reprise des cours dans les classes d’examen.
 
Le Témoin Quotidien estime que le gouvernement ne cherche qu’à ‘’tout faire pour organiser les examens, mais pas de finir le programme scolaire’’. Et ce qui pourrait découler de cette attitude, poursuit le même journal, c’est que les enseignants en arrivent à ‘’bachoter pour préparer intensément les élèves dont l’unique objectif est de réussir à l’examen, bien sûr, au détriment du savoir’’.
 
Source A relaye les complaintes du G7, une fédération de syndicats d’enseignants, qui déclare que ‘’le gouvernement sera tenu comme seul et unique responsable de tout ce qui peut arriver’’ à la suite de la décision jugée unilatérale de rouvrir les classes d’examen dès la semaine prochaine.
 
‘’Au sortir de sa réunion d’hier, le G7 retient que cette date n’engage que le gouvernement du Sénégal’’, lit-on dans le journal.
 
WalfQuotidien estime que la reprise des cours, le 25 juin, ‘’est partie pour être hypothétique’’. ‘’Nous avons déjà rencontré Monsieur le ministre [de l’Education] à la date du vendredi 12 juin 2020. Et lors de cette rencontre, il était question qu’on mette en place un comité stratégique pour (…) trouver ensemble la meilleure période qui pourrait nous permettre de reprendre les enseignements et apprentissages dans un cadre scolaire sein et sécurisé’’, écrit le même journal, citant Malick Youm, responsable d’un syndicat d’enseignants.
 
Le hic, selon M. Youm, c’est que, ‘’aujourd’hui (…) on nous dit que le ministre a déjà proposé une date’’. ‘’C’est vraiment une surprise’’ pour les enseignants, dit-il.
 
Selon Tribune, la question que ‘’tout le monde se pose est de savoir si toutes les conditions sanitaires sont remplies pour éviter une vague de contaminations en milieu scolaire’’, puisque la pandémie de coronavirus continue de se propager au Sénégal.
 
‘’Cette interrogation vient (...) à son heure, quand on sait que des enseignants avaient choppé le virus, poussant les autorités à reporter la rentrée qui était prévue le 2 juin dernier’’, poursuit le même journal.
 
Les ministres chargés de l’Education et de la Formation professionnelle semblent répondre à la question en affirmant dans un communiqué conjoint relayé par EnQuête que ‘’la volonté de tous les acteurs de sauver l’année scolaire sera toujours sous-tendue par le respect strict du protocole sanitaire validé par le Comité national de gestion des épidémies, afin de garantir la sécurité sanitaire des apprenants et des enseignants’’.
 
Mieux, Mamadou Talla et Dame Diop assurent que ‘’les ministères concernés ont pris les dispositions nécessaires pour reprendre les enseignements et apprentissages dans les meilleures conditions possibles, à travers une démarche inclusive’’.
 
Selon L’As, le G7 se désole pourtant de la démarche ‘’unilatérale’’ du gouvernement. Il n’y a pas eu de ‘’démarche inclusive’’, soutiennent les dirigeants de cette organisation syndicale. Le résultat, selon L’As : ‘’Les enseignants rejoignent les classes en colère.’’
 
‘’Le secrétaire général du Sels/A (un syndicat d’enseignants), Abdou Faty, a tenu à clarifier que la date du 25 juin a été prise unilatéralement par le gouvernement sans concertation avec les partenaires sociaux’’, rapporte L’As.

ESF/ASG