Les prolongations de la marche avortée de l’opposition à la Une
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Les prolongations de la marche avortée de l’opposition à la Une

Dakar, 17 oct (APS) - Une bonne partie de la presse quotidienne reçue ce lundi à l’APS s’intéresse aux prolongations de la marche avortée du Front pour la défense du Sénégal/Mankoo Wattu Senegaal.

 
L’Observateur rapporte que "le Président Macky Sall s’est confié à quelques-uns de ses collaborateurs" après la tentative de marche de l’opposition, vendredi, à Dakar.

Selon le journal, le chef de l’Etat leur aurait notamment dit : "Vraiment, il faut éviter de telles scènes qui ne donnent pas une bonne image de notre pays. Je pense qu’il faut que les gens apprennent à respecter la légalité républicaine".
 
"On ne peut pas autoriser une marche et que les gens se mettent à marcher sur les forces de l’ordre sur un itinéraire qui était déjà défini", a-t-il fustigé
 
Le Quotidien note que c’est toujours "la guerre des chiffres" au sujet de la mobilisation de l’opposition lors de sa marche dispersée par les forces de l’ordre, vendredi dernier, à Dakar.
 
Si Mankoo Wattu Senegaaal "soutient avoir gagné le pari de la mobilisation avec 15.000 personnes ayant répondu à l’appel", le leader d’AJ PADS, Mamadou Diop Decroix, lui rectifie ce chiffre. Selon lui, il y a eu "50.000 personnes", car "jusqu’à 18h30, les gens affluaient sur la place de l’Obélisque".
 
La guerre des chiffres entre opposition et pouvoir fait dire au Témoin que c’est désormais la "troisième mi-temps" de la manifestation de vendredi. Car si le pouvoir parle de 3.000 manifestants, Mankoo Wattu Senegaal avance lui le chiffre de 15.000 manifestants.
 
Quoi qu’il en soit, l’opposition se veut formelle en assurant dans les colonnes du Populaire avoir mobilisé 15.000 manifestants.
 
En tout cas, si l’on croit Sud Quotidien le Front Mankoo Wattu Senegaal ne décolère pas. "L’opposition dans une colère noire", titre le journal. Il prédit que "la réunion d’évaluation de la marche réprimée par la police, le vendredi 14 octobre, fera monter la moutarde au nez des opposants contre le régime de Macky Sall qui n’y est pas allé de main morte pour contrer l’opposition".
 
Sur la même lancée, WalfQuotidien prévient que le coordonnateur de Mankoo Wattu Senegaal, Malick Gacko, et les autres leaders de cette coalition "n’ont pas dit leur dernier mot". Selon le journal, "ils se réunissent aujourd’hui [lundi] pour peaufiner une stratégie et pour faire face au régime de Macky Sall".
 
Rewmi Quotidien parle d’"une grande faute de l’opposition" à propos de la manifestation "ratée" du 14 octobre. Mais le journal estime en même temps que c’est la "marche-arrière" concernant notamment les libertés publiques et le droit de manifestation.
 
De toutes les façons, prévient Moussa Diaw, chercheur en sciences politiques à l’Université Gaston Berger, "la tension ne profite ni à l’opposition ni à la majorité".
 
Loin de tout cela, L’As annonce que, dans le cadre de la promotion de la diaspora, "le nombre de députés passe de 150 à 160".
 
En économie, le quotidien Enquête s’intéresse à la publication, par Global Risk Insights (GRI), des perspectives pour le Sénégal "dans la foulée des grosses polémiques sur les découvertes de pétrole et la situation houleuse au pays de la Téranga". Selon le journal, GRI "s’attend à de bonnes perspectives économiques pour le Sénégal".
 
Revenant sur le sommet de l’Union africaine (UA) sur la sécurité maritime, qui s’est tenu samedi à Lomé, au Togo, le Soleil écrit en Une que "le Sénégal émet des observations sur le projet de Charte".

ASG/PON