Le phénomène migratoire et ses drames encore au-devant
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

Le phénomène migratoire et ses drames encore au-devant


Dakar, 28 oct (APS) – La recrudescence du phénomène migratoire à partir des côtes sénégalaises continue de préoccuper les journaux parvenus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise.

Certains parmi les quotidiens spéculent encore sur le nombre réel de morts dénombrés dans un accident survenu en mer dans la nuit de dimanche au large de Dakar à la suite d’une opération d’arraisonnement d’une pirogue de migrants clandestins menée par la marine nationale appuyée par la garde civile espagnole.

S’appuyant sur des témoignages de rescapés de cet accident, La Tribune évoque au moins une quarantaine de morts dans ce qu’il considère comme une collision entre un patrouilleur de la marine et une pirogue de migrants clandestins.

Une version balayée par le gouvernement sénégalais. Dans un communiqué rendu public mardi, il précise que les deux vedettes de l’armée qui ont intercepté et tenté de ramener la pirogue à quai ont constaté un refus du conducteur, lequel dans ses manœuvres a heurté une des vedettes, provoquant le chavirement de son embarcation.

Le gouvernement souligne qu’entre le 07 et le 25 octobre 2020, cinq (5) pirogues ont été interceptées par la Marine nationale appuyée par la Gardia civile espagnole et des piroguiers sénégalais.
 
Au total, trois cent quatre-vingt-huit (388) personnes ont été secourues, lit-on dans le communiqué, indiquant que le 21 octobre, une pirogue a pris feu au large de Dakar, suite à l’explosion du moteur et des fûts de carburant à bord.

Des chiffres encore loin de décourager les candidats au départ. La tribune annonce par exemple qu’une embarcation avec à son bord près de 200 jeunes a échoué lundi sur l’embouchure du fleuve Sénégal dans la région de Saint-Louis (nord).



Dans ce lot de drames, L’Observateur a choisi de revenir sur l’explosion d’une autre pirogue de 200 migrants au large des côtes sénégalaises en levant un coin du voile sur les "visages des morts", notamment sur la triste histoire de cinq jeunes originaires de Saint-Louis tués dans cet accident.



Les populations du quartier de Pikine pleurent toujours leurs enfants morts vendredi suite à l’explosion de la pirogue qui les convoyait vers l’Espagne. Celles qui espéraient encore revoir leurs proches vivants ont accepté le coup du destin, en décidant d’organiser le deuil.



Un ’’deuil impossible pour les familles’’, rétorque de son côté +Source A+ pointant du doigt l’absence de bilan sur le nombre réel de victimes de ces drames.
 
"(…) La liste de nos vaillants jeunes morts sur le chemin de l’exil s’allonge sans que personne ne semble pouvoir rien faire. Jusqu’à présent l’Etat n’a pas su trouver la réponse à cette tragédie qui a pour nom émigration clandestine", regrette la publication dans ses colonnes.



Elle conclut que le ’’deuil restera impossible’’ tant qu’on n’aura pas un bilan exact du nombre de victimes.

Vox-populi relève pendant ce temps, une "dissonance" dans l’équipe gouvernementale au sujet des sanctions à infliger aux convoyeurs de migrants clandestins.

Citant le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, le journal rapporte qu’il n’est pas nécessaire de criminaliser le fait de convoyer des migrants alors que deux de ses collègues Mansour Faye et Néné Fatoumata Tall avaient fait un plaidoyer allant dans le sens d’un durcissement des sanctions pénales à l’encontre des auteurs.

La crise migratoire n’occulte cependant pas d’autres sujets comme la politique et l’économie.

Le Témoin s’est ainsi intéressé à la situation au Parti socialiste, la formation politique de Léopold Sedar Senghor que le journal compare à un patient dans un état de "mort clinique".

"Il ne s’agit pas d’une opinion subjective mais d’une vérité constatée, au vu et au su de ses dissensions internes et de la léthargie dans laquelle git le parti depuis presque un quart de siècle", argumente le quotidien en revenant notamment sur la bataille de succession de son défunt leader, Ousmane Tanor Dieng.

Walf Quotidien ne reste pas également insensible à la crise que traverse le PS en revenant sur la division des membres de cette formation politique de Nioro, dans la région de Kaolack, après les intentions manifestées par Serigne Mbaye Thiam, un des leurs, de remplacer Ousmane Tanor Dieng à la tête du parti.



Dans le cadre de la relance économique espérée avec la fin de la crise sanitaire qui se profile, Le Soleil explique à ses lecteurs comment l’Etat compte atteindre une croissance de 5, 2 % en 2021.

"A travers le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A), l’Etat du Sénégal ambitionne de réaliser un taux de croissance de 5, 2 % en 2021. Un rapport économique et financier publié par les services du ministère de l’Economie passe au peigne fin la contribution quantifiée de toutes les branches essentielles de l’activité économique devant contribuer à l’atteinte de cet objectif", fait savoir le journal.



Le Quotidien pour sa part met l’accent sur la fin annoncée par le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres, Oumar Youm des travaux précédant la mise en service prochaine du Train express régional (TER), devant relier la capitale à la Nouvelle ville de Diamniadio, dans le département de Rufisque.
 



AKS