Le gamou et le prochain gouvernement au menu des quotidiens
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

Le gamou et le prochain gouvernement au menu des quotidiens

Dakar, 31 oct (APS) - Les quotidiens parvenus samedi à l’APS traitent principalement de la célébration du gamou 2020 et de l’attente d’un nouveau gouvernement.

Selon Le Soleil, le message délivré par le khalife général des tidjanes à l’occasion de cette manifestation commémorant la naissance du prophète Mohammed (PSL) "défend une mémoire du devoir collectif pour une humanité en harmonie".
 
Le journal note dans le même temps que Tivaouane, Touba, la khadriya, Médina Baye, c’est-à-dire les principaux foyers musulmans sénégalais, "s’indignent" à propos des caricatures du prophète Mohammed (PSL).
 
"Que ces gens qui s’attaquent au Prophète sachent qu’ils ont en face d’eux une communauté aussi large qu’inimaginale", rapporte Walfadjri citant le khalife général des tidjanes dont il relaie les mises en garde "contre les dérives".
 
"Serigne Babacar Sy a mis à profit, avant-hier, la cérémonie officielle du gamou, pour recadrer ceux qui caricaturent le Prophète Mouhamed (PSL). Le khalife général des tidjanes s’est également attaqué aux mauvais comportements dont font montre des citoyens de ce pays, notamment les jeunes", selon le quotidien Enquête.
 
"+Gamou+ des réquisitoires", résume Source A, L’Observateur de noter : "Fatwas des chefs religieux contre Macron", le président français qui a redit que la France ne renoncerait pas aux caricatures.
 
Ces déclarations du président français, tenues lors d’une cérémonie d’hommage à un enseignant français décapité justement pour avoir montré des caricatures lors d’un cours sur la laïcité, a mis en émoi la communauté musulmane à travers le monde.
 
Depuis, des rassemblements de protestation sont organisés dans de nombreux pays en même temps que des appels sont lancés pour un boycott des produits français.

"Aucun chef d’Etat musulman ne doit pas être indifférent aux caricatures du Prophète", souligne L’Observateur reprenant une autre des déclarations du khalife général des tidjanes.
 
Le même journal revient aussi sur la réaction du khalife de Médina Baye. Cheikh Mouhamadoul Mahi Ibrahima Niass, note-t-il, "a mis à nu les mauvaises intentions de puissants hommes (Macron, Trump) contre l’islam".
 
"Une politique anti-islamique qui ne va pas prospérer, selon la voix des Niassènes, qui célébrait lors de la célébration de la naissance de l’Elu, dans la cité religieuse de Médina Baye", à Kaolack, une ville du centre du Sénégal, indique le même journal.
 
Plus généralement, Vox Populi fait état d’une fatwa de Serigne Babacar Sy, khalife général des tidjanes, "contre l’homosexualité, la drogue, l’alcool et la corruption". "Tivaouane sonne l’alerte", renchérit à ce sujet Sud Quotidien.
 
Le khalife général des tidjanes, dans une déclaration retransmise en direct sur Internet, en présence du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, "a entretenu les fidèles de l’actualité liée aux caricatures du Prophète (PSL) et la vague d’indignations qu’elles ont suscité", lit-on dans les colonnes de ce journal.
 
Selon Sud Quotidien, le guide religieux a aussi évoqué la vente d’alcool dans des sachets, de même que l’affaire de l’interdiction du voile à l’Institut Jeanne d’Arc de Dakar et la question de l’homosexualité.
 
Un autre sujet en vue concerne la formation du prochain gouvernement, le président Macky Sall ayant mis fin mercredi aux fonctions des membres de la dernière équipe.
 
"Silence, il cogite", affiche Lii quotidien, une photo du président de la République placardée à sa Une. Le journal semble suggérer par sa formule l’attente suscitée par la formation de la prochaine équipe gouvernementale.
 
Le journal estime par ailleurs que la dissolution de la précédente équipe placée "sous le signe du +fast-track+, seulement un an et demi après son installation, suscite moult interrogations chez bon nombre d’observateurs".
 
Il reste que la formation de la nouvelle équipe, attendue depuis 72 heures, constitue une "torture" pour les ministres sortants, selon le quotidien L’As, lequel note que le Sénégal est resté "soixante-douze heures sans gouvernement".
 
"Le chef de l’Etat est en mode verrouillage systématique. Macky Sall s’est barricadé. Rien ne filtre. Il soumet ainsi tout le monde à la +torture+", indique le journal.
 
"Diversion et calcul" plutôt, relève Enquête. "Soixante-douze heures après la dissolution du gouvernement, Macky Sall peine toujours à choisir la nouvelle équipe gouvernementale. Pour certains, c’est la preuve que le remaniement, même s’il est attendu depuis belle lurette, a peut-être été précipité par la tragédie de l’émigration clandestine", rapporte le journal.
 
Walfquotidien aborde ce sujet par "ce qui est attendu du chef de l’Etat", avant de titrer : "Le coup de balai qu’il faut".

"Les changements profonds, comme annoncés par le président de la République lors du dernier Conseil des ministres, n’augure rien de bon pour des caciques du système", avance le journal.
 
"Et d’après ce qui nous revient avec insistance, les gros bonnets soupçonnés d’avoir des ambitions seront out. Et côté entrées, l’on nous apprend que l’équipe va fortement se rajeunir et à côté il y aura le retour de personnalités has been. Mais cette mue devrait, s’il veut un signal fort au Sénégal, toucher sa famille et sa belle-famille", ajoute Walfquotidien.
 
Si l’on en croit L’Observateur, en réalité, le président Sall "a déjà opéré ses choix stratégiques’’, et la nouvelle équipe "devrait tourner autour d’un gouvernement d’ouverture ou de majorité élargie", ce qui ne veut pas dire gouvernement d’union nationale, "souvent synonyme de gouvernement de crise ou de coalitions de partis pour avoir une majorité", relève la même publication citant l’entourage du chef de l’Etat.
 
 
 

BK