Le Conseil des ministres décentralisé de la banlieue en exergue
APS
SENEGAL-PRESSE-REVUE

Le Conseil des ministres décentralisé de la banlieue en exergue

Dakar, 18 juil (APS) – La livraison de lundi de la presse quotidienne traite principalement du Conseil des ministres décentralisé prévu dans la banlieue dakaroise, à partir de mardi.

"Le chef de l’Etat sera l’hôte de la banlieue, à partir de demain mardi. Macky Sall va s’installer entre Pikine, Guédiawaye et Rufisque. Des localités où vont se tenir les différentes activités du Conseil des ministres décentralisé de Dakar", annonce L’Observateur.

Du 19 au 24 juillet, "le président de la République va partager la vie (des) populations de la banlieue qui attendent, de ce Conseil, la résolution de tous leurs problèmes. L’espoir est immense et les attentes grandes", note le journal.

"Déjà, c’est l’effervescence dans les villes. Les travaux d’embellissement et de rénovation sont accélérés, les meubles rénovés" pour un séjour à "forte connotation politique", avec l’Alliance pour la République (APR), le parti au pouvoir, qui "sonne la grande mobilisation" et la Première dame pour "baliser le chemin", ajoute L’Observateur.

"Aux urgences, la banlieue attend le remède miracle de Macky (Sall)’’, affiche Le Populaire. ‘’Pikine, Guédiawaye et Rufisque étalent leurs manières autour des problèmes d’insécurité et d’inondations, d’assainissement, de promiscuité et d’emplioi des jeunes", écrit-il.

"Insécurité, inondations absence d’assainissement, routes impraticables, accès difficile aux soins de santé entre autres. Tels sont les principaux maux dont souffre la banlieue dakaroise, particulièrement le département de Pikine", renchérit Le Témoin quotidien.

"À Guédiawaye, le bradage du littoral inquiète", signale Enquête. Rufisque également "liste ses doléances" résumées dans des préoccupations relatives à l’avancée de la mer, à l’assainissement et à la préservation du patrimoine, indique Le Quotidien.

En un mot, "Macky Sall devra rassurer des populations qui vivent dans une souffrance extrême", résume Le Témoin quotidien. D’où cette déclarations du coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) à Saint-Louis, Ahmed Fall Braya : "C’est bien de délocaliser les conseils des ministres, mais c’est mieux de concrétiser ses promesses", dit-il dans des propos rapportés par L’As.

Pour le reste, les quotidiens reviennent sur la proposition de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, portant sur la mise en place d’un jury citoyen chargé de faire la lumière sur le "protocole de Rebeuss", une affaire politico-judiciaire dans laquelle il était impliqué.

"Dans sa lettre adressée au citoyen sénégalais, Idrissa Seck, l’ancien Premier ministre, propose la mise en place d’un jury d’honneur, pour faire la lumière sur les 74 milliards de FCFA" sur lesquels portaient ce contentieux avec l’ancien président Abdoulaye Wade, rappelle L’Observateur.

Mais cette idée "n’emballe pas", ajoute ce journal. L’Alliance pour la République (APR, au pouvoir) et le Parti démocratique sénégalais (PDS), le principal parti de l’opposition, "ignorent Idy" et son idée de jury citoyen, souligne également L’As.

"Idrissa Seck est un homme foncièrement tortueux, une calamité politique", estime par exemple l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (UJTL), une position que cette structure affiliée au PDS semble mettre en avant pour invalider la proposition de l’ancien Premier ministre à la Une de La Tribune.

De son côté, le secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et aux langues nationales enfonce le clou. Dans des propos rapportés par walfquotidien, Youssou Touré déclare ce qui suit : "C’est comme si Idy bénéficie d’un privilège d’insultes". Il fait par ailleurs observer que l’ancien Premier ministre s’adresse au chef de l’Etat, Macky Sall, ‘’en des termes incorrects".

BK