Le conflit foncier de Ndingler et d’autres sujets en exergue
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Le conflit foncier de Ndingler et d’autres sujets en exergue

Dakar, 5 mai (APS) - L’affaire du conflit foncier opposant des populations de Ndingler (Mbour) à l’homme d’affaires sénégalais Babacar Ngom continue de faire partie des sujets les plus en vue dans les quotidiens.

Plusieurs journaux parvenus mercredi à l’APS évoquent le dernier rebondissement noté dans cette affaire, avec la décision du préfet de Mbour de suspendre les travaux de la ferme que l’homme d’affaires était en train d’aménager sur les terres dont ils réclament la possession.

Le préfet de Mbour Mor Talla Tine "suspend tout pour éviter que le conflit foncier ne dégénère", souligne Vox Populi, lequel quotidien ajoute que le chef de l’exécutif départemental "évoque des +risques réels de troubles à l’ordre public liés à des menaces d’affrontements entre habitants de Ndingler et travailleurs de SEDIMA SA".
 
"De conflit entre villageois et la SEDIMA, la violence oppose désormais villageois de Ndengler et leurs voisins de Djilakh", qui semblent favorable au projet de Babacar Ngom, note le même journal.
 
"Ndingler, aux champs de bataille", lit-on à travers la manchette du quotidien L’Observateur, qui constate que le conflit foncier opposant le président de SEDIMA aux populations concernées "refait surface" après plusieurs mois d’accalmie.

"Champs de mines", titre le journal Le Quotidien. Il évoque une "bagarre" ayant opposé lundi les habitants de Ndengler aux vigiles de la Sedima "appuyés par les habitants de Djilakh et ayant occasionné trois blessés dont un dans un état grave".
 
"Ce problème foncier fait monter l’adrénaline et risque de mettre les villages de Ndengler et de Djilakh en face", écrit Le Quotidien. "Une bataille sang-faim", insiste L’Observateur faisant admirer son sens de la formule.

Enquête redoute en fin de compte des "tensions communautaires". "C’est un nouveau rebondissement dans le litige opposant le patron de la Sedima à la population de Ndingler", fait observer ce journal.
 
"Des habitants de Djilakh réclament la paternité des terres et estiment que s’il doit y avoir restitution, ce sera à leur bénéfice et non à Ndingler. Face aux risques d’affrontements entre les deux villages, ajoute Enquête, un important dispositif sécuritaire a été déployé sur les lieux par la gendarmerie".
 
D’autres journaux n’en ont pas fini avec la querelle autour du fichier électoral qui ne semble pas se tasser, malgré la publication des résultats de l’audit réclamée par l’opposition.
 
"Le clash", affiche par exemple L’Info, parlant des divergences de vues entre le pouvoir et l’opposition à ce sujet. "Bras de fer entre pouvoir et opposition (...) autour du fichier électoral et la date des locales", renchérit Tribune.
 
La société civile également se trouve "divisée" sur la question de la fiabilité du fichier électoral, d’après Sud Quotidien, selon lequel les experts indépendants jugent certes le fichier électoral "globalement fiable du point de vue de sa structure et de son ordonnancement par rapport aux normes internationales". 
 
"Cependant, peut-il constituer une base solide pour l’organisation des prochaines élections ? Voilà la question qui taraude les esprits", avec des "avis partagés" des experts électoraux de la société civile en tout cas, relève Sud Quotidien.
 
Kritik’ pointe en fin de compte une "futile querelle de mauvais perdants". Il estime que le "faux prétexte du fichier ne peut tenir dans une démocratie majeure comme le Sénégal réputé pour ses alternances démocratiques".
 
"Tantôt il est fiable si on gagne avec, tantôt le fichier est falsifié, avec des doublons, si vous êtes battu à plate couture au sortir d’une élection", écrit le journal dont l’avis est que l’audit du fichier électoral "a révélé le jeu de dupes que se mènent les protagonistes sur le plan politique". 

Le Soleil s’élogne de tous ces sujets pour explorer l’univers des domestiques, emploiyées ’’sans contrat, surexploitées, harcelées’’. ’’Dans l’enfer des +mbindaane+’’, affiche le journal à sa une.

L’As traite en première page de l’ouverture à la circulation de l’auto-pont en construction depuis quelques mois à hauteur de la cité Lobatt Fall, à l’entrée de Pikine, dans la grande banlieue dakaroise.

’’La banlieue désenclavée en Fast Track’’, indique cette publication, signalant que les travaux de cet auto-pont ’’ont duré six mois au lieu des 18 prévus’’.

BK/ASG