Le carburant toxique et la fiscalité des compagnies pétrolières en exergue
APS
SENEGAL-PRESSE-REVUE

Le carburant toxique et la fiscalité des compagnies pétrolières en exergue

Dakar, 17 sept (APS) - La presse quotidienne revient largement sur le scandale de carburants toxiques que vendraient des négociants suisses dans certains pays africains, dont le Sénégal, ainsi que sur les explications du ministère en charge de l’Economie sur la fiscalité des compagnies pétrolières.
 
Si l’on en croit Le Populaire, le rapport de l’ONG suisse ‘’Public Eye’’ faisant état de la vente de carburants toxiques en Afrique ‘’suscite des réactions passionnées’’ au Sénégal. Le journal relève aussi que ‘’des voix s’élèvent pour demander à l’Etat de clarifier les choses’’.
 
Il ajoute que Vivo Energy, l’une des sociétés incriminées, se demande même pourquoi d’autres enseignes n’ont pas été citées par l’ONG suisse.
 
Mais à suivre Libération, les choses sont de loin plus complexes, car Public Eye ‘’ne s’est pas seulement contentée de faire des déclarations gratuites’’, mais a aussi ‘’analysé des échantillons avant d’en tirer des conséquences’’.
 
Le quotidien L’As informe que le ministère de l’Energie a réagi vendredi au rapport de l’ONG suisse, à travers le Comité national des hydrocarbures (CNH).

Dans son communiqué, le CNH assure que le Sénégal a ‘’mis en place un dispositif législatif et réglementaire pour garantir la sécurité de l’approvisionnement en produits pétroliers et le respect des normes de qualité’’.
 
L’Observateur a pour part choisi d’’’interroger la législation sénégalaise’’ à propos du carburant toxique. ‘’Et elle est vraiment hors de cause’’, martèle le quotidien du Groupe Futurs Médias (GFM) qui estime que c’est ‘’ce qui rend les choses plus graves’’.
 
Les explications du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan à propos de la transmission d’actions entre Petrotim Limited, Timis Corporation et Komos Energy font aussi la une de la presse quotidienne.

Citant le communiqué rendu public par ce département ministériel, vendredi, Le Soleil écrit en une que ‘’l’exonération de tous les impôts s’est faite conformément à la loi’’.
 
‘’Pendant les phases de recherche et de développement, les titulaires de convention ou de contrat et les entreprises qui leur sont associées dans des protocoles ou accords régulièrement approuvés, sont exonérés de tous impôts au profit de l’Etat, conformément à la loi 98-05 du 08 janvier 1998 portant Code pétrolier et à la loi 2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code général des impôts.’’
 
Le communiqué du ministère de l’Economie n’a pas non plus laissé indifférent le quotidien L’As qui écrit notamment que, selon le ministère en charge de l’Economie, ‘’toute information tendant à faire croire que des impôts d’un montant de 90 milliards Fcfa auraient été éludés est fausse’’.
 
‘’Affaire Petrotim Limited, Timis corporation et Kosmos Energy : Amadou Bâ s’explique’’, titre de son côté La Tribune. 

Pour Libération, ‘’les Finances [ministère des Finances] démentent’’ ainsi l’inspecteur des impôts et domaines Ousmane Sonko’’.
 
Le journal ajoute que selon les services d’Amadou Ba, ‘’la loi portant code pétrolier applicable dans le cas d’espèce ainsi que la convention entre l’Etat l’Etat du Sénégal et Petrotim Limited sont antérieurs à l’arrivée au pouvoir du Président Macky Sall’’.

ASG