La tension au procès Khalifa Sall et d’autres sujets en exergue
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La tension au procès Khalifa Sall et d’autres sujets en exergue

Dakar, 22 fév (APS) – La passe d’armes entre le président du tribunal et les avocats au procès de Khalifa Sall, les tournées politiques d’Idrissa Seck, et l’Indice de perception de la corruption sont les principaux sujets à la Une des quotidiens reçus jeudi à l’APS.
 
Vox Populi note que le procès du maire de Dakar et Cie, dans sa dernière ligne droite, a été marqué ce mercredi par de "chaudes empoignades entre le juge et le Bâtonnier". "Ça a chauffé hier dans la salle 4 où se déroule le procès de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. Le juge Malick Lamotte qui n’a pas apprécié la tonalité des plaidoiries de Mes Ciré Clédor Ly et Francis Jackson Kamga de la défense, s’est frotté au Bâtonnier", selon le journal.
 
A Me Ly qui demande au tribunal de prendre "un acte courageux", le président Lamotte rétorque : "Le tribunal rendra un acte de vérité, pas de courage. Ce n’est pas respecter le tribunal". 
 
Vox se fait également écho de la passe d’armes entre l’avocat camerounais Kamga et le président du tribunal. "Ce procès est celui d’un assassinat politique programmé (…) Je ne reconnais pas les Sénégalais. Habituellement loquaces, ils sont devenus silencieux. Ont-ils été, castrés, tétanisés ?", a lancé l’avocat.
 
Le juge lui répond : "Les Sénégalais ne sont pas castrés. C’est une erreur de tenir de tels propos. Nous sommes dans un pays d’hospitalité (….) Le tribunal est choqué d’entendre de tels mots".
 
C’était "suffisant pour que le bâtonnier Mbaye Guèye entre dans la danse (fustigeant) le comportement du juge", selon Vox Populi, relevant que cette séquence a entrainé une suspension de l’audience.
 
Enquête s’est fait l’écho de ce "face à face épique entre le bâtonnier et le président Lamotte" tandis que Le Quotidien parle de "tension au procès de Khalifa Sall" et affiche à sa Une : "Barre de fer".
 
Selon Sud Quotidien, "la défense +annule+ les charges et plaide la relaxe".
 
En politique, le quotidien Enquête évoque la "pré-campagne présidentielle" et souligne que Idrissa Seck "ne lâche pas Macky Sall". 
 
"A Porokhane, hier, pour présenter ses vœux à la communauté mouride (à l’occasion du Magal dédié à la mère du fondateur du mouridisme), le président du Rewmi, Idrissa Seck, s’est apitoyé sur le sort que l’actuel président de la République Macky Sall réserve à son prédécesseur, Abdoulaye Wade, et au maire de Dakar, Khalifa Sall", selon Enquête.
 
Walfadjri indique qu’en pèlerinage à Porokhane "Idy cogne encore". En perspective de la présidentielle de 2019, "Idy +drague+ Wade et Khalifa", selon Le Témoin. Le leader de Rewmi déplore : "L’Afrique et le Sénégal sont privés du talent diplomatique et l’envergure de toute la flamboyance de Wade à cause de Macky".
 
Tribune met en exergue l’indice de perception de la corruption 2017 de Transparency international rendu public mercredi en titrant : "Le Sénégal dans la zone rouge". Cet indice "met en relief le fait que le score du Sénégal, qui est de 45 sur 100, ne s’est pas amélioré par rapport à l’année 2016 et n’a connu qu’une faible augmentation de trois points de 2013 à 2017", indique Tribune.
 
Selon Vox Populi, "le Sénégal est le 8e pays le plus corrompu en Afrique". Vox écrit : "De la 7e place en 2016, le Sénégal a glissé au 8e rang des pays les plus corrompus en Afrique en 2017, se classant 66e (rang dans le scoring de l’Indice de perception de la corruption) établi par Transparency international".
 
"Cet indice est publié hier par le Forum civil. Comme en 2016, en 2017, le Sénégal affiche un total de 45 points et stagne ainsi en dessous de la zone rouge dont il peine à sortir", ajoute le journal.
 
L’Observateur titre : "Porokhane, l’état de choc". Le journal revient sur l’accident survenu avant-hier sur la route de Porokhane (à l’occasion du Magal dédié à la mère du fondateur du mouridisme) qui a fait 9 morts.
 
L’As revient sur le Forum des Soninkés et affiche à sa Une : "Macky Sall en croisade contre le mépris culturel". 
 
"(…) A l’heure où la déferlante de la mondialisation a fini d’envahir nos pays, nos communautés et nos familles, en nous imposant à la marche forcée de diffusion de modèles stéréotypés, nous ne devons pas oublier d’où nous venons et ce que nous sommes (….) toutes les cultures et civilisations se valent. (…), il n’y a pas de cultures ou de civilisations supérieures aux autres (…) Aujourd’hui, c’est le mépris culturel qui a engendré l’ostracisme et l’exclusion sociale", a souligné le chef de l’Etat.
 
Il présidait l’ouverture officielle au stade Iba Mar Diop de la 5e édition du Festival international Soninké (FISO). 
 
A sa Une, Le Soleil souhaite la bienvenue au président turc qui sera en visite au Sénégal du 28 février au 2 mars.
 
 
 

OID/ASB