La réduction de l’amende infligée à la SONATEL en exergue
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La réduction de l’amende infligée à la SONATEL en exergue

Dakar, 15 sept (APS) – Les journaux reçus jeudi à l’APS traitent en priorité de la réduction de la pénalité infligée à la Société nationale de téléphonie (SONATEL), qui passe de 13,9 à 1,5 milliards de francs CFA suite à un recours gracieux introduit par l’opérateur devant le collège de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP).
 
L’agence de régulation avait annoncé en juillet dernier une amende de près de 14 milliards de francs CFA contre l’opérateur de téléphonie pour violation du droit à l’information des consommateurs.
 
L’opérateur SONATEL, affirmant être en conformité avec les lois en vigueur, avait fait un recours hiérarchique suite à cette sanction. Elle a ainsi appelé le collège de l’ARTP à "exonérer de toute sanction, d’autant plus que sa bonne volonté ne faisait l’objet d’aucun doute", rappelle Le Soleil.
 
Invoquant plusieurs motifs, le collège de l’ARTP a déclaré recevable le recours gracieux de SONATEL et fixé le montant de la pénalité à 1,5 milliard de francs CFA, ajoute le journal.
 
"Quand le collège de l’ARTP se … désavoue pour baisser l’amende de SONATEL", affiche Libération, évoquant à sa une "un scandaleux +Ndewënël+ (étrennes) de 12,4 milliards".
 
A en croire ce journal, "le collège (de l’autorité de régulation) avait béni la sanction financière de 13,9 milliards de francs CFA avant de la ramener à 1,5 milliard : un montant sorti de nulle part". Des "faits et actes qui jettent le trouble sur une décision aux allures de scandale", fait observer la même publication.
 
"Il n’est pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour comprendre que la décision du collège de ramener la sanction financière de 13,959 à 1,5 milliard de francs CFA, est un scandale", commente Libération.
 
D’après le journal, "la bonne volonté que le collège note chez SONATEL depuis que l’opérateur a été encerclé ne résiste pas aux faits".
 
Walf quotidien relève de son côté "la générosité suspecte de l’Etat" à propos de la réduction de l’amende de SONATEL qui passe de 13,9 à 1,5 milliard de francs CFA.
 
"Prés de 13 milliards de moins pour l’Etat du Sénégal. Alors qu’on n’a pas encore fini d’épiloguer sur les 50 milliards de remises gracieuses accordées à des entreprises étrangères, l’Etat du Sénégal récidive", indique le journal.
 
Selon Walfquotidien, les pouvoirs publics sénégalais ont "encore fait preuve de générosité suspecte envers la Société nationale des télécommunications (SONATEL), opérateur historique de télécommunications du Sénégal".
 
"L’Etat perd ainsi l’occasion de tirer des revenus additionnels dans ce contexte de morosité économique. Surtout au regard des arguments assez légers brandis par le régulateur pour justifier cette énième générosité envers SONATEL (…)", conclut Walf quotidien.
 
Pour le reste, les quotidiens sont revenus sur les mesures prises par le gouvernement mercredi au cours de la réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l’Etat, Macky Sall.
 
Parmi ces mesures, Le Soleil annonce une Stratégie nationale pour intensifier l’assainissement urbain, l’audit technique des installations électriques du domaine public, une conférence territoriale dans chaque région à partir du 30 octobre prochain pour évaluer l’état d’exécution des programmes de l’Etat, etc.
 
Le Quotidien s’est pour sa part intéressé à la suspension de la grève du Syndicat des agents des impôts et domaines (SAID), initialement prévue ce jeudi, pour soutenir son président d’honneur Ousmane Sonko, récemment révoqué de la fonction publique.
 
Le même journal indique que le syndicat motive cette décision par l’intervention de chefs religieux et du médiateur de la République.
 
Selon d’autres informations, le syndicat n’avait pas obtenu le quitus de sa base dont certains soutenaient que la grève en question aurait "des relents politiques", relève encore Le Quotidien.
 
D’où la manchette de ce journal : "Le SAID sans quitus de sa base. Le syndicat se réfugie derrière le Médiateur et les chefs religieux".
 
ASB/BK