La politique revient sur le devant de la scène
APS
SENEGAL-PRESSE-REVUE

La politique revient sur le devant de la scène

Dakar, 11 sept (APS) - Les sujets politiques ont retrouvé vendredi une large place dans les colonnes des journaux qui, depuis quelques jours, mettaient au premier plan les inondations causées par les pluies du week-end dernier.
 
Au chapitre électoral, WalfQuotidien affirme qu’’’on s’achemine vers un second report des élections locales’’. Le journal a cité Alassane Cissé, l’un des représentants de la majorité présidentielle au sein de la commission du dialogue politique national et membre du Haut Conseil des collectivités territoriales.
 
‘’Il a évoqué un certain nombre de facteurs et d’exigences de l’opposition pour soutenir la thèse d’un second report des locales’’, ajoute WalfQuotidien.
 
Sud Quotidien constate qu’à la suite de plusieurs ‘’mois de concertations plus ou moins heurtées, entrecoupées par une longue pause due à la pandémie de coronavirus, les acteurs politiques et de la société civile […] ont mis fin à leurs échanges, au terme de leur première phase de discussion’’. Le journal en déduit que ‘’Macky Sall [est] en roue libre’’ pour décider de la tenue des élections locales.
 
Une remarque que semble partager Le Témoin Quotidien. ‘’Macky [Sall], véritable maître du jeu’’, écrit-il, estimant qu’il doit cette situation notamment à des ‘’opposants collabos’’ et à ‘’des non-alignés plus qu’alignés’’. Le même journal constate qu’’’à la fin des travaux de la commission politique du dialogue national, après quinze mois de concertation, les Sénégalais se rendent compte, avec stupéfaction, que les points les plus importants (…) n’ont pas été l’objet de consensus’’.
 
Le Soleil, pour un tout autre sujet, s’est entretenu avec l’ancien coordonnateur du Plan décennal de lutte contre les inondations, Idrissa Tall, lequel dit ‘’pourquoi il est insensé de parler de 750 milliards de francs CFA dépensés’’ dans la mise en œuvre de ce plan, comme le laissent croire certaines allégations.
 
Sud Quotidien tente de faire la lumière sur l’origine des 10 milliards de francs CFA annoncés par le chef de l’Etat pour faire face aux inondations. Si l’origine des fonds est controversée, c’est parce que, selon l’économiste et écrivain El Hadji Mansour Samb, interrogé par ce journal, ‘’il s’agit des réserves de précaution’’ prévues par la loi organique de la loi de finances (en son article 51).
 
Vox Populi se fait l’écho de la grogne des populations des Parcelles Assainies de Keur Massar, dans la banlieue dakaroise. Le journal explique qu’elles ont ‘’déversé leur bile, hier, sur les autorités qui étaient sur le terrain pour l’évacuation des eaux de pluie’’. 
 
D’après elles, ‘’les régimes de Macky Sall et de son prédécesseur, [Abdoulaye] Wade, ont lamentablement échoué’’ dans la gestion des inondations.
 
Selon EnQuête, les populations de la commune de Mbao, dans la banlieue de Dakar, ne veulent pas d’un drainage des eaux de pluie ‘’sans mesures d’accompagnement’’. Selon le journal, elles réclament le dragage d’un marigot de la zone.
 
Sur le plan sanitaire, Le Soleil annonce que ‘’l’Etat va mobiliser 500 milliards de francs CFA’’ dans le cadre du Plan d’investissement 2020-2024 pour un système sanitaire résilient et pérenne’’.
 
L’Observateur s’intéresse à l’examen du baccalauréat, en faisant état d’une ‘’controverse autour des résultats et du niveau des candidats’’.
 
Le journal fait état d’‘’une avancée dans la guéguerre entre magistrats, à la cour d’appel de Kaolack’’ et annonce que ‘’l’Inspection générale de l’administration de la justice (IGAJ) a transmis son rapport au ministre de la Justice’’.
 
Ce dernier avait saisi l’IGAJ, lui demandant de faire la lumière sur les accusations de corruption portées par le juge Yaya Abdoul Dia, président de chambre à la cour d’appel de Kaolack, contre Ousmane Kane, le président de cette juridiction.


ASG/ESF